Orphée est face à ses bourreaux

2050 Mots
Baruch lui assène un autre coup de poing dans l’abdomen. Baruch : « où sont les fils de Bartholomew ? » Orphée : « Barthoqui ? » Baruch : « ma belle, je crois que tu vas aimer ce que je vais te faire » Orphée : « quoiqu’il en soit, j’ignore complètement de quoi tu veux parler » Baruch : « c’est cela, bien-sûr, je te crois ! » Baruch est rejoint par Ocampos, il arbore un air inquiet. Baruch : « qu’est-ce qui ne va pas ? » Ocampos : « j’ai appelé le procureur tout à l’heure… » Baruch : « et alors ? » Ocampos (stressé) : « mince ! » Baruch : « il refuse d’honorer le contrat ? » Ocampos : « pire encore ! Il est mort. C’est un ambulancier qui a décroché. Cet abruti est mort, mort, tu entends ? » Baruch : « non, ce n’est pas possible… » Orphée (entrain de rire) : « comme c’est touchant, vous allez me faire pleurer aussi, pleurer de rire hein » Ocampos la frappe sur le flanc avec un coup de pied. Baruch regarde autour de lui, puis ramasse un morceau de fer. Ensuite, il prend un briquet dans un sac posé sur une table, l’allume et se met à chauffer le morceau de fer en regardant fixement Orphée. Ocampos (à Orphée) : « je vais te poser la question une seule fois. Où sont passés les fils de Bartholomew ? » Orphée : « ils sont chez ta mère » Ocampos : « tu te crois drôle n’est-ce pas ? » Ocampos immobilise Orphée en lui tenant les pieds. Baruch approche avec le morceau de fer déjà tout rouge. Il fait pénétrer le morceau de fer chauffé dans le dos de la jeune femme. Elle se met à hurler de douleur au fur et à mesure qu’il la t*****e. Ensuite, il retire la petite barre imbibée de sang et rallume à nouveau le briquet. Ocampos : « je te repose la question. Où sont passés les enfants ? » Orphée : « au risque de me répéter, je t’ai dit qu’ils sont chez ta… » Avant qu’elle ne termine sa phrase, Baruch lui enfonce de nouveau le fer chauffé dans le dos, cette fois-ci, plus profondément. Puis, il le retire d’un coup sec. Ocampos : « je crois que ta nuit sera longue si tu ne réponds pas, mais cela ne dépend que de toi » ??? : « Je crois que vous n’y arriverez pas comme cela. Elle ne vous dira rien, vous perdez du temps » Ocampos et Baruch regardent dans la direction de celui qui a parlé. C’est un homme mince, mais au corps très musclé. Il porte des gants qui ne laissent apparaitre que ses doigts. Il arbore une coiffure assez particulière : tout son crâne est nu, mais la lettre K est dessinée à l’arrière de la tête avec ses cheveux ; son nom c’est Kinski. Il approche et se dresse devant Orphée. Ocampos et Baruch l’observent attentivement. Orphée : « tiens, tiens, maintenant j’ai affaire au grand manitou du groupe » Kinski : « si je les laisse vous torturer, ils vous tueront. Mais peut-être que je les laisserai faire très bientôt » Orphée : « je n’en ai rien à faire, grand chef » Ocampos (à Kinski) : « le procureur est mort » Kinski : « oui, je sais. On va légèrement accélérer les choses à cet effet » Baruch : « que voulez-vous dire, Kinski ? » Kinski : « je veux dire que nous allons mettre notre plan à exécution d’ici quelques jours » Ocampos : « quoi ? Mais nous ne sommes pas encore prêts pour cela. Comment ferons-nous pour le financement puisque le procureur est mort ? » Kinski : « j’ai ma petite idée pour le financement » Baruch : « et pourrais-je la connaitre ? » Kinski : « vous ne voulez quand même pas que je dévoile notre plan en entier devant la prisonnière ! Ou alors cela ne vous fait rien ? » Ocampos : « de toutes les façons, elle mourra. Alors, qu’est-ce que cela change ? » Kinski : « pour le moment, vous avez jusqu’à l’aube pour la faire parler. Si vous n’y arrivez pas, alors supprimez-la » Ocampos : « et pourquoi tu n’essaies pas de la faire parler ? » Kinski : « parce que je sais que je n’y arriverai pas. Elle me rappelle vaguement quelqu’un » Orphée : « tu m’en diras tant, grand chef » Ocampos (à Baruch) : « je préfère qu’on continue avec la méthode de tout à l’heure » Kinski (se dirige vers la sortie) : « je vous laisse… » Orphée : « déjà ? » Kinski se tourne pour la regarder et sourit, puis il continue son chemin. Orphée reçoit tout d’abord une gifle de la part d’Ocampos. Pendant que Baruch utilise le feu de son briquet sur le morceau de fer, Ocampos se met à rouer la jeune femme de coups. De leur côté, Adonis et Charles arrivent à la rue numéro 10. A peine entrés dans le quartier, ils se retrouvent face à quatre délinquants qui les encerclent. Charles se tient prêt à se battre. Délinquant : « qu’est-ce que des jeunes comme vous viennent faire ici à une heure pareille ? On dirait que la providence vous a envoyés droit vers nous » Adonis : « écoutez, nous ne cherchons pas les embrouilles. Nous avons juste… » Charles (à son frère) : « tais-toi, Adonis. Tu n’as pas à faire la causette avec ces gens » Délinquant : « ah ! Alors vous voulez que cela se passe mal pour vous… » Le délinquant 1 s’approche d’Adonis par derrière pour lui arracher son sac (celui dans lequel se trouve l’ordinateur portable), mais il reçoit un coup de pied retourné sur la joue de la part de Charles. Le loubard recule et tombe. Le délinquant 2 commence à échanger des coups avec Charles pendant que les deux autres loubards foncent droit sur Adonis. Subitement, la bagarre qui vient à peine de commencer s’arrête aussitôt lorsque le délinquant 1 pousse un grand cri. En effet, il subit une prise de soumission de la part d’un jeune homme mystérieux. Les trois autres font quelques pas en arrière Adonis et Charles, eux aussi, ont peur de ce qui risque de se passer par la suite. Délinquant 2 : « oh non ! Jumbo, nous sommes désolés… » Jumbo : « je croyais vous avoir demandé de ne plus venir ici. Qu’est-ce qui vous prend de déranger ces jeunes ? » Jumbo relâche le délinquant 1. Celui-ci rejoint ses camarades et, tous les quatre se dispersent en courant. Jumbo (aux deux frères) : « quant à vous, dégagez d’ici. Venir ici à cette heure, c’est complètement idiot » Charles : « quoi ? » Jumbo : « tu m’as bien entendu, petit » Adonis (à Jumbo) : « excusez-moi, si nous sommes ici, c’est parce que nous cherchons quelqu’un du nom de maître J » Jumbo reste indifférent et commence à prendre un autre chemin. Charles : « tu crois qu’Orphée s’est trompée d’endroit ? » Adonis : « je n’en sais rien, c’est le logiciel qui nous montrait sa vidéo » Jumbo revient rapidement sur ses pas. Jumbo : « eh ! Suivez-moi » Adonis : « où nous emmenez-vous ? » Jumbo : « si vous voulez retrouver celui que vous cherchez, suivez-moi » Adonis commence à le suivre, mais il est arrêté par Charles qui n’est pas très convaincu. Charles : « on ne peut pas le suivre comme cela, on ne le connait même pas » Adonis : « on ne connait pas non plus celui vers qui Orphée nous a orientés » Jumbo : « Orphée vous a envoyés chez quelqu’un que je connais, alors vous venez ou pas ? » Charles : « qui est maître J ? » Jumbo : « eh bien... c’est moi » Adonis : « et vous ne pouviez pas le dire plus tôt ? » Jumbo : « il fallait d’abord que je sache qui vous a envoyés » Charles : « Jumbo…ça commence bien par un J…mince… » Jumbo : « tu es un peu lent pour te rendre compte d’une chose aussi simple. Suivez-moi » Adonis : « d’accord, on vous suit » C’est ainsi que les frères Bartholomew s’en vont avec Jumbo. Ils empruntent un chemin, puis se dirigent vers un passage souterrain. Jumbo dispose d’un appartement souterrain, Adonis et Charles sont assez surpris du fait que ledit appartement soit la réplique exacte de celui de la plage. Jumbo leur montre leur chambre et leur donne même de nouveaux vêtements. Adonis (à Jumbo) : « on dirait presque que vous nous attendiez » Jumbo : « je suis constamment en contact avec Orphée. Mais depuis quelques jours, elle ne m’a pas appelé ou même envoyé un texto. Alors j’ai su qu’il lui était certainement arrivé quelque chose » Charles : « elle a été enlevée à cause de nous » Jumbo : « il est possible qu’elle soit morte à l’heure qu’il est. Mais cette possibilité est vraiment infime, vu que je connais cette femme » Adonis : « ce n’est pas non plus un super-héros » Jumbo : « à votre place, je ne m’en ferai pas trop pour elle. Orphée est très coriace et incroyablement forte pour une femme. Il fut un temps où elle était considérée comme une légende » Charles : « comment cela ? Orphée est certes bizarre des fois, elle n’hésite pas à tuer, mais à part ça… » Jumbo : « vous ne savez pas ce que vous dites. Moi, je la connais et je peux vous assurer qu’elle reviendra en un seul morceau » Adonis : « où l’avez-vous connue ? » Jumbo : « désolé mais je crois que je vous en ai déjà trop dit » Adonis allume son ordinateur et commence à le manipuler. Au même moment, Jumbo sort de l’appartement. Charles (à son frère) : « ce n’est pas que je ne lui fais pas confiance, mais je le trouve très confiant plutôt » Adonis : « il l’a dit lui-même, il connait bien Orphée » Charles : « je me demande bien où est-ce qu’ils peuvent se connaitre, ces deux-là » Adonis : « mais moi, je me pose la question de savoir ce que papa faisait avec des gens comme Orphée ou maître J » Charles : « tu n’as pas tort, mon frère. Maintenant que tu le dis, c’est vrai que c’est quand même curieux » Adonis : « qu’est-ce qu’il faisait en réalité à part son métier d’informaticien hors pair ? » Charles : « peut-être qu’on aura la réponse un jour ou l’autre » Adonis (observe l’écran de l’ordinateur) : « ici, je ne vois rien du tout » Charles : « attends une minute, tu penses que le logiciel va espionner ses pensées » Adonis : « cela valait au moins le coup d’essayer, non ? » Charles : « il a l’air malin » Adonis : « tu crois ? » Charles : « si Orphée nous a envoyés chez lui, c’est forcément pour une raison » Adonis (observe la pièce) : « il n’y a aucune photo, rien, même pas un bijou de valeur. C’est à croire que ce type ne tient à rien » Charles : « ce maître J, je le trouve quand même assez bizarre » Adonis : « laisse ce type tranquille une seule seconde. Au moins, avec lui, nous sommes en sécurité » Charles : « ah…ça va. Je vais me taire un peu » Pendant ce temps, Orphée est soumise à une t*****e constante de la part de Baruch et Ocampos. Ceux-ci sont stupéfaits de la résistance de la jeune femme. C’est à croire qu’elle ne ressent aucune douleur physique, elle rit à chaque fois. Cette réaction assez curieuse commence à décourager Ocampos. Ocampos : « mais…de quoi est fait cette femme ? Je n’y comprends plus rien, moi » Baruch : « elle finira bien par céder, on continue, ne lâche rien »
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