Le Colegio Internacional de Marbella ressemble plus à une forteresse pour enfants de milliardaires qu'à une école. Murs de trois mètres, caméras infrarouges, gardiens privés. C'est pour ça que je l'avais choisi. Mais aucune forteresse ne résiste si l'ennemi se fait passer pour un parent légitime. Et Vance, avec ses méthodes de fouineur, n'allait pas tarder à trouver l'adresse. J'ai garé le Volvo en vrac sur le dépose-minute, les deux roues droites mordant le trottoir. Je suis sorti en courant, ignorant les regards outrés des mères de famille en tenue de yoga qui discutaient devant les grilles. J'ai poussé la porte vitrée de l'accueil. La climatisation m'a frappé de plein fouet, contrastant avec la sueur froide qui coulait dans mon dos. Madame Ruiz, la secrétaire, leva les yeux de son


