(Point de vue de Gabriel) Buenos Aires. 08h15. Le soleil argentin perçait à travers les immenses baies vitrées de la cuisine, éclatant sur le marbre blanc. La lumière me brûlait les yeux. Je n'avais pas dormi une seule seconde. Mon cerveau tournait à vide, repassant en boucle le message de mon écran noir : Le Roi Blanc est mat. Je tenais une tasse de café noir, le regard fixé sur la ville en contrebas. Je cherchais une faille, un moyen de reprendre le contrôle sans alerter Bucarest de mon incompétence. Mon téléphone crypté, posé sur l'îlot central, vibra. Pas l'écran bleu des appels normaux. L'écran rouge. La ligne d'urgence directe et non traçable avec la Roumanie. Mon estomac se contracta douloureusement. Je décrochai. — Oui, dis-je, la gorge sèche. — Gabriel. La voix n'était pa


