Les fils de Rome, qui vinrent pour civiliser autant que pour conquérir, suivaient le groupe des Bretons. Le costumier de la fête avait parfaitement imité les grands casques, l’habit militaire de ce peuple illustre, leur bouclier épais et étroit, et cette épée courte et à deux tranchants qui leur servit à conquérir le monde ; l’aigle romaine marchait devant eux. Les deux porte-étendards chantaient un hymne consacré au dieu Mars ; les guerriers venaient après eux, marchant d’un pas grave et assuré, comme des hommes qui aspirent à la conquête de l’univers. La troisième troupe représentait les Saxons, couverts de peaux d’ours qu’ils avaient apportées des forêts de la Germanie. Leur bras était armé de la redoutable hache d’armes qui fit tant de c*****e parmi les premiers Bretons ; ils étaient


