Chapitre XXIVRICHARD. Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! CATESBY. Milord, je vais vous donner un cheval. SHAKESPEARE, Richard III. Nos voyageurs passaient le long d’une touffe d’arbres sur le bord de la route, lorsque la première créature vivante qu’ils eussent rencontrée depuis leur départ de Cumnor-Place s’offrit à leurs regards. C’était un petit paysan au regard stupide, qui avait l’air d’être un garçon de ferme. Il était nu-tête, vêtu d’une jaquette grise ; ses bas tombaient sur ses talons, et il avait aux pieds d’énormes souliers. Il tenait par la bride ce dont, par-dessus toutes choses, nos voyageurs avaient le plus besoin, c’est-à-dire un cheval, avec une selle de femme et tout l’équipement assorti. Le paysan accosta Wayland avec ces mots : – Monsieur, c’est vou


