Chapitre 36

384 Mots

Je suis morte à 17h42. Un jeudi. J'avoue que ce n'est pas à ça que je m'attendais lorsque mon corps est venu percuté le béton de plein fouet. J'avais imaginé quelque chose de plus spectaculaire, mais en réalité ma mort fut aussi brève et passa aussi inaperçue que ma vie. Mes membres ne se sont pas disloqué. Mon visage ne devint pas de la bouillie. Mon crâne n'explosa pas. Mon sang ne se déversa même pas jusque dans le caniveau. On aurait put croire que je dormais. Sauf qu'à la différence d'un sommeil profond, je n'ai pas rêvé. Les rêves n'existent pas ici. La mort ce n'est ni noir ni blanc; ni silencieux ni assourdissant; ni brûlant ni gelé. C'est le néant. Rien. Comme l'espace entre les atomes. Uniquement vous et ce rien. En fait non. Car vous n'êtes pas prisonnier du néant; c'es

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