Nafi La première chose qui me revient, c’est l’odeur. Un parfum sucré, vanillé, celui des pancakes qui dorent doucement sur une plaque. Je suis enveloppée dans une chaleur si profonde, si moelleuse, que j'ai l'impression de flotter sur un nuage. Les draps en soie glissent contre ma peau avec une douceur indécente. Je n'arrive pas à ouvrir les yeux tout de suite, savourant ce confort que je n'ai jamais connu dans ma petite chambre de domestique. Puis, le choc. La réalité me percute comme une décharge électrique. Ce n'est pas mon lit. Ce n'est pas ma chambre. Mes paupières s'ouvrent d'un coup. Je me redresse d'un bond, le cœur tambourinant contre mes côtes. Je ne suis pas à la villa Diop. Je suis dans une chambre immense, d'un luxe minimaliste et sombre. Le plafond est haut, les murs gris


