-Oui je l’ai vu,elle était trop belle,sinon qu’est ce que veut dire « rendre l’âme »,j’ai entendu la journaliste dire « Khadija Soumaré la célèbre chef d’entreprise vient de rendre l’âme,qu’est ce que cela veut dire.
La petite Fatima voulait coût au coût savoir ce que signifie l’expression « rendre l’âme »
Halima ne savait quoi répondre face à cela,au moment où elle voulait répondre ,son téléphone se mît à sonner et c’était Aly.
- Allo Aly
- C’est mon père qui appelle ?...demande Fatima
- Où est Fatima ?
-Attends,je te la passe ,elle est là
Elle passe le téléphone ? à la petite Fatima.
- Mon papa d’amour vous me manquez ,où est maman? Pourquoi vous ne venez pas me voir.
Elle posait autant de questions à la fois ,elle pouvait des réponses.
- Coucou ma princesse,tu me manques ici
- Je suis fâchée contre vous ,vous m’avez laissé ici toute seule ,mais dis moi où est maman ?
-Elle va bien...dit Aly restant zen
- Où est elle ? Pourquoi elle n’est pas venue me voir,Tata Halima m’avait dit que si maman se repose bien,on allait sortir ensemble pour aller à la plage,au parc ,manger de la glace ?,aujourd’hui elle s’est bien reposé mais je ne l’ai pas vu juste à la télé ?.
-Comment ça,à la télé ?
-Oui j’ai vu maman à la télé aujourd’hui
-COMMENT !!!
-Sinon papa,qu’est ce que veut dire « rendre l’âme »,j’ai entendu la journaliste dire « Khadija Soumaré la célèbre chef d’entreprise vient de rendre l’âme,qu’est ce que cela veut dire?
Choqué,Aly l’était aussi,il n’avait pas prévu cela.
- Princesse si tu te mettais au lit,là il fait tard,demain on en reparlera.
- Ok,alors qui va me lire mon histoire avant de dormir ?
-Maman Halima est là,elle va lire une histoire pour toi.
-Et pourquoi maman ne vient pas ?
-Hiii Fatima tu poses trop de questions,il se fait tard,tous les enfants sont au lit,fais de même,je viendrais te voir demain,ok?
-Avec maman ?
-Bonne nuit mon rayon de soleil,je t’aime fort...dit il en esquivant la question
-Je t’aime aussi papa
-Passes le téléphone à maman Halima
Ce qu’elle fit,Halima s’éloigne un peu de la petite Fatima pour répondre.
-Oui Aly
- Prends soin d’elle,je viendrais demain la voir,il ne faut surtout pas qu’elle soit au courant
-Ne t’inquiète pas Aly
-Allez bonne nuit
- Bonne nuit à toi aussi
Elle raccroche et va au chevet de Fatima qui s’allonge sur le lit.
Halima lui caresse la tête en lui racontant un conte africain pour enfants.
-Alors je vais te raconter l’histoire de KOUMBA la fille sans mère .
«Il était une fois,un homme qui avait deux épouses. Chacune d'elles avait une fille. Allah fit qu'une des femmes mourut et laissa sa fille. Les deux filles avaient le même nom. Pour les différencier, on les surnomma : "Koumba-avec-mère" et "Koumba-sans-mère". Le père de famille craignait tant son épouse, qu'il acceptait tout ce qu'elle faisait ou disait. Il la laissait faire accomplir à Koumba l'orpheline tout le travail de la maison.
Un jour, en lavant la vaisselle, Koumba l'orpheline oublia de laver une cuillère en bois et sa marâtre, furieuse, l'envoya la laver à la mer de Ndayane. Koumba, en pleurs, prit le chemin. Elle marcha durant deux jours et deux nuits. Elle marcha, marcha, jusqu'à trouver sur son chemin un jujubier en train de se gauler lui-même. Elle s'agenouilla et le salua. Et le jujubier lui demanda :
- Mais, où vas-tu, enfant bien éduquée ?
Koumba dit :
- La coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane. Le jujubier lui donna des jujubes et lui dit :
- Que Dieu guide tes pas.
Koumba le remercia et reprit sa route.
Elle marcha encore et trouva sur son chemin une marmite en train de se cuire sur un feu. Koumba-sans-mère s'agenouilla et la salua.
La marmite lui demanda :
- Mais, où vas-tu, jeune fille bien éduquée ?
Koumba lui répondit :
- La coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane. La marmite prit une part de ce qu'elle cuisait et lui donna à manger. Elle lui dit :
- Que Dieu guide tes pas.
Après avoir bien mangé, elle la remercia et reprit sa route.
Koumba-sans-mère marcha, marcha encore et trouva sur son chemin une très vieille femme. Elle n'avait qu’une jambe, un bras, un œil, une oreille, un doigt ; Koumba l'orpheline s'agenouilla et la salua. La vieille femme lui demanda :
- Mais ma petite fille, où vas-tu ?
Koumba l'orpheline lui répondit :
- Grand-mère, la coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane.
La vieille femme lui remit alors un os blanchi, dégarni. Koumba ne dit rien, elle le prit et le mit dans la marmite qui s'emplit aussitôt de viande.
Elle lui remit encore un grain de mil : Koumba le plaça dans un mortier. Elle pila, le mortier s'emplit de couscous. Elle le prit et le mit dans la marmite ; elles le mangèrent. Jusqu’à ce que la vieille femme lui dise :
- Koumba, viens maintenant faire la vaisselle sans oublier ta cuillère, avant qu'il ne fasse complètement nuit.
Quand Koumba eut fini, la vieille femme lui remit une petite aiguille et une autre plus grosse, et elle lui dit :
- Va te coucher maintenant sous le lit, car tous mes enfants sont des animaux sauvages. La petite aiguille, tu l'emploieras à piquer les plus petits ; la plus grosse, tu la réserveras aux plus grands pour qu'ils partent tôt. Je ne veux pas qu’ils te tuent !
Quand les enfants arrivèrent, Bouki, le plus têtu, dit :
- Mère, cela sent la chair humaine dans la chambre.
Sa mère lui répondit :
- Toi, va te coucher, je suis le seul être humain ici, tu veux me manger maintenant ?
Quand les animaux se furent couchés, Koumba les piqua avec la petite aiguille, à la manière des puces. Les enfants ne purent dormir. Ils sortirent et repartirent à leurs affaires.
Koumba sortit, et la vieille lui demanda de se préparer pour retourner chez elle. Elle lui remit trois œufs et lui dit :
- Celui-ci, tu le casseras quand tu seras au milieu de la brousse.
- Celui-là, tu le casseras quand tu apercevras ton village.
- Ce dernier tu le casseras quand tu seras à l'entrée de la maison. Fais attention, ne les confonds pas.
- Vas-y mon enfant et que Dieu guide tes pas ! Koumba s'agenouilla, salua, remercia et s'en alla.
Elle marcha, elle marcha, marcha jusqu'au milieu de la brousse. Elle cassa le premier œuf. Des cavaliers armés en sortirent.
Koumba se remit à marcher, marcher encore, et cassa le deuxième œuf. Des lions et des panthères en sortirent. Les cavaliers les tuèrent.
Koumba marcha, marcha, marcha. Avant de pénétrer dans le village, elle cassa le dernier œuf ; de nombreux esclaves, battant des tam-tams en sortirent et d'autres chargés de sacs d'argent, d'or, et aussi de nombreux bœufs. Quand elle entra dans le village, Koumba avait un air royal. Tout le monde était dehors pour la contempler »
À la fin de l’histoire,Fatima dormait déjà,Halima avait racontée l’histoire tout en ayant les larmes aux yeux,Fatima était devenue comme Koumba,une fille sans mère, une orpheline.
« Je ferais tout pour qu’elle ne ressente pas l’absence de sa mère,je dois cela à Khadija ma meilleure amie »....dit elle déterminée en essuyant ses larmes.
À SUIVRE
Avec Sonia qui essaye de recoller les moteur avec Aly,Halima et Aly vont elles se marier comme l’avait voulu Khadija?
Vos impressions et suggestions seront les bienvenues
À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises