11 h 30— Berger. Je vous appelle de l’appart’. On a crocheté sans trop de casse. Vide, bien entendu. Aucun désordre, à part un lit de gosse, pas fait. Plutôt cossue, la carrée ! On a entendu les voisins, mais ça ne va pas loin. La fille, qui habite rue Seyboth depuis à peu près un an, ne s’est liée à personne, bonjour, bonsoir, c’est tout. Même les commerçants du quartier ne la connaissent pas : elle devait faire son marché ailleurs. Toujours bien sapée, la nana, très élégante. On m’a dit qu’elle rentrait tard… — C’est-à-dire ? — Au milieu de la nuit. — Toutes les nuits ? — Pas de consensus là-dessus, plusieurs l’affirment. Ils pensent qu’elle travaille dans les milieux artistiques, sa gosse plusieurs fois l’aurait lâché à une camarade de classe. A ce propos justement, Léopold a essayé


