– Ne dites pas de mal de maman ! cria Berthe, relevant la tête, exaspérée à la fin. On n’a rien à lui reprocher, elle a fait son devoir... Et votre famille, elle est propre ! Des gens qui ont tué leur père ! Octave s’était plongé dans ses étiquettes, en affectant de ne pas entendre. Mais, du coin de l’œil, il suivait la querelle, et guettait surtout Saturnin, qui, frémissant, avait cessé de frotter la glace, les poings serrés, les yeux ardents, près de sauter à la gorge du mari. – Laissons nos familles, reprit ce dernier. Nous avons assez de notre ménage... Écoutez, vous allez changer de train, car je ne donnerai plus un sou pour toutes ces bêtises. Oh ! c’est une résolution formelle. Votre place est ici, dans votre comptoir, en robe simple, comme les femmes qui se respectent... Et si vo


