– Où en est le mariage ? demanda M. Josserand avec discrétion. D’abord, la mère répondit en phrases expurgées, à cause d’Hortense. Maintenant, elle était aux pieds de son fils, un garçon qui réussissait ; et même elle le jetait parfois à la face du père, en disant que, Dieu merci ! celui-là tenait d’elle et qu’il ne laisserait pas sa femme sans souliers. Peu à peu, elle s’échauffa. – Enfin, il en a assez ! C’est bon un moment, ça ne lui a pas été nuisible. Mais, si la tante ne donne pas la nièce, bonsoir ! il lui coupe les vivres... Moi, je l’approuve. Hortense, par décence, se mit à boire son café, en affectant de disparaître derrière le bol ; tandis que Berthe, qui pouvait tout entendre désormais, avait une légère moue de répugnance pour les succès de son frère. La famille allait se l


