XVI-4

1408 Mots

– Finissez, épargnez-moi. – Eh ! non, c’est épouvantable, reprit Mme Josserand d’une voix plus haute. Voilà que cette malheureuse à présent me prête son dévergondage ! Vous allez voir que ce sera moi bientôt qui aurai trompé son mari... Alors, c’est ma faute ? car, au fond, ça veut dire ça... C’est ma faute ? Berthe restait les deux coudes sur la table, très pâle, mais résolue. – Bien sûr que si tu m’avais élevée autrement... Elle n’acheva pas. À toute volée, sa mère lui allongea une gifle, et si forte, qu’elle la cloua du coup sur la toile cirée. Depuis la veille, elle avait cette gifle dans la main ; ça lui démangeait les doigts, comme aux jours lointains où la petite s’oubliait encore en dormant. – Tiens ! cria-t-elle, voilà pour ton éducation !... Ton mari aurait dû t’assommer. L

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