Je continue de regarder les feuilles des arbres dehors bruisser avec le vent pendant que j’attends le retour de mon compagnon. Je ne l’ai pas dit, mais toute la réunion m’avait mis sur les nerfs. Tout chez les voleurs était terrifiant. Leurs regards me donnaient l’impression qu’ils allaient se jeter sur nous à tout moment et nous déchirer. Je frémis à cette pensée et soupire. En jetant un coup d’œil à l’horloge, je remarque que cela fait déjà deux heures que nous sommes revenus dans la pièce. Soudain, mon ventre fait des grondements, me faisant rougir d’embarras. Je n’arrivais pas à manger en présence de ces coquins… Je jette un coup d’œil à Arie qui dessinait simplement des motifs sur le drap avec son index. Je me mords la lèvre avant de me racler la gorge, détournant le regard d’elle.


