Nous avons déjà dit que, d’après une politique dont on s’écartait très rarement, on avait séparé les deux sœurs dès l’instant qu’elles étaient arrivées dans le camp des Hurons. Magua s’était déjà convaincu qu’en conservant Alice en son pouvoir, il s’assurait un empire plus certain sur Cora, que s’il la gardait elle-même entre ses mains. Il avait donc retenu près de lui la plus jeune des deux sœurs, et avait confié l’aînée à la garde des alliés douteux des Hurons, les Delawares. Du reste il était bien entendu de part et d’autre que cet arrangement n’était que temporaire, et qu’il ne durerait que tant que les deux peuplades resteraient dans le voisinage l’une de l’autre. Il avait pris ce parti autant pour flatter l’amour-propre des Delawares en leur montrant de la confiance, que pour se conf


