XXIII

1821 Mots

XXIII Je me réveillai si heureux le lendemain que je ne pensai plus à quitter Venise. Le temps était magnifique, le soleil était doux comme au printemps. Des femmes élégantes couvraient les quais et s’amusaient aux lazzi des masques qui, à demi couchés sur les rampes des ponts, agaçaient les passants et adressaient tour à tour des impertinences et des flatteries aux femmes laides et jolies. C’était le mardi gras, triste anniversaire pour Juliette. Je désirai la distraire ; je lui proposai de sortir, et elle y consentit. Je la regardais avec orgueil marcher à mes côtés. On donne peu le bras aux femmes à Venise. On les soutient seulement par le coude en montant et en descendant les escaliers de marbre blanc qui à chaque pas se présentent pour traverser les canaux. Juliette avait tant de gr

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