Un rêve amerClara avait rejoint Kirkwall le soir même. Nous communiquions désormais par ordinateur interposé. En fond d’écran : une photo d’elle prise à Perthshire, avec la forêt en arrière-plan. La webcam installée dans sa chambre retransmettait une image hachée qui rendait nos conversations plutôt amusantes. Nous nous limitions à trois heures par jour : un b****r virtuel le matin avec le récit de nos rêves communs, deux heures le soir avant d’aller se coucher qui se terminaient par quelques baisers virtuels inoffensifs. Nous avions également décidé d’éviter de nous embrasser lors de nos retrouvailles oniriques. Qui m’aurait réveillé si j’avais dû m’évanouir à nouveau ? En plus, la saveur sucrée de ses lèvres n’existait que dans la réalité. Maintenant que j’y avais goûté, il n’était plus


