30 juillet

466 Mots

30 juilletAlbert est arrivé, et moi je vais partir. Fût-il le meilleur, le plus généreux des hommes, et lors même que je serais disposé à reconnaître sa supériorité sur moi à tous égards, il me serait insupportable de le voir posséder sous mes yeux tant de perfections ! Posséder ! Il suffit, mon ami ; le prétendu est arrivé ! C’est un homme honnête et bon, qui mérite qu’on l’aime. Heureusement je n’étais pas présent à sa réception ; j’aurais eu le cœur trop déchiré. Il est si bon, qu’il n’a pas encore embrassé une seule fois Charlotte en ma présence. Que Dieu l’en récompense ! Rien que le respect qu’il témoigne à cette jeune femme me force à l’aimer. Il semble me voir avec plaisir, et je soupçonne que c’est l’ouvrage de Charlotte, plutôt que l’effet de son propre mouvement : car là-dessus

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER