III

1080 Mots

IIIMers-el-Kébir, 5 avril. À onze heures, Plumkett, dont le navire est voisin du mien, vient me prendre en tartane et, après une heure de traversée sur l’eau bleue du golfe, nous arrivons à Oran. Par hasard, nous sommes bien disposés l’un et l’autre, et contents d’être ensemble, ne nous étant pas rencontrés depuis longtemps. Oran, par ce beau soleil, ce temps splendide, nous paraît aujourd’hui très pittoresque et très africain. Nous décidons d’aller revoir le lac Salé et le village de Mizerguin. Mais, avant, par respect pour notre tradition de jeunesse, il faut nous reposer en plein air, devant le café Soubiran. Et nous voilà assis dans la rue, sous ces tentes, éventés par de grands souffles chauds qui nous apportent du sable. Devant nous, appuyée à un mur blanc, il y a une jeune fille

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER