Dépendance affective.

1564 Mots
ÉPISODE 12 Ce matin je me suis réveillé de bonne humeur. J'ai mon teint qui a repris des couleurs et mes cheveux sont plus vivants que jamais. Je me suis apprêté et j'ai mis la robe que je me suis acheter hier avec des baskets, il ne faut pas que je tombe en voulant marcher vite avec les talons et aussi cette robe avec des talons ne faisait pas w**********l. C’est pour ça que je ne me suis pas maquillé non plus pour ne pas avoir l'air aguicheur. J'entre dans ce hall et je frémis face à ce luxe. On n’aurait pas dit que nous sommes toujours dans le même pays. Quand je pense que des gens meurent de faim juste dehors mon cœur se serre. Dans mon dos j'entends une voix qui me ramena de mes pensées : - C'est beau n'est-ce pas ? Je me retourne et je découvre celui que je suis venu voir, comme le ciel peut bien faire les choses des fois. Je réfléchissais à l'argumentaire que j'allais devoir servir à sa secrétaire pour qu'elle me laisse le voir mais voilà que lui-même vient à moi. Le souvenir d'un détail me vint. On m'a dit qu'il adore les blanches et les métisses et je souris intérieurement. Moi : Oui je suis bluffé devant ces murs, on aurait dit qu'on se trouve dans un autre pays. Lui : Content que ça vous plaise, j'ai conçu cela avec l'aide de mon architecte personnel, ce n'est pas parce qu'on est un pays pauvre qu'il faut que tout soit pauvre. Moi : C'est vrai. Ce que je peux dire c'est que vous avez du goût waouh. Certains hommes sont tellement gonflés, toujours obligé de se la raconter. Me tendant sa main Lui: Frédéric kouassi, directeur de cabinet du ministère des affaires sociales. Et vous? Moi: Kimora Johnson, vous pouvez m'appeler Kim,je venais vous voir. Lui: ah bon? Moi je descendais me prendre un café, suivez-moi. Nous allons prendre le café et nous monteront à mon bureau. Arrivé à son bureau il m'installe. Lui: que me vaut l'honneur d'une si charmante visite ce matin? Moi: je suis la là a propos d'une situation qui nous oppose. Lui: ma chère, je ne sais quelle situation peut m'opposer à vous hein vous êtes si belle. Excusez mon manque de te retenue. Moi: il y a pourtant une. Il s'agit de mademoiselle Isha. Lui: désolé mais le nom ne me dit rien. Moi: je vais vous rafraîchir la mémoire. Vous connaissez le centre sainte Marie? Là ou vous avez envoyé une note hier pour qu'une des pensionnaire soit mis en isolement parce-que trop dangereuse pour votre belle-mère ? Lui: woh woh woh! vous y allez fort là, d'où sortez vous que madame Sacramento est ma belle mère? Je n'ai fait que mon travail, et en tant normal je ne devrais pas avoir à intervenir avant qu'on ne mette cette dame en isolement, vous ne suivez pas les infos ou quoi? Moi: si je les suis très bien, il se fait que je suis entrain de réaliser un interview qui va changer la vie de beaucoup et que je ne laisserai rien ni personne entraver cela. Lui: c'est une menace? Vous savez à qui vous vous adressez? Moi: oh c'est plutôt vous qui ne savez pas à qui vous vous adressez Mr le directeur. Lui: qui êtes vous? Sortez de mon bureau Moi: je suis journaliste et certains de mes collègues m'ont confié des choses pas très jolie jolie à votre sujet. Ça ne vous a donc pas étonné que je sache pour les Sacramento ? Lui: qu'es-ce que vous me voulez ? Moi: que vous puissiez permettre que je vois mademoiselle Isha quand je voudrais. Lui: bon sang sortez de mon bureau. Moi: avec plaisir. C'est l'une des fois où je suis fière de moi et de mon travail, je suis consciente que ce n'est pas la voie légale mais qu'es-ce qu'on s'en fiche. De retour au bureau je guette le signe d'un message du centre. A peine 10min et mon portable vibre. C'est le centre bingo. Je prends immédiatement mon sac et fil vers le centre. Dès que le docteur me voit il vient me dire - je ne sais pas ce que vous avez fait mais le DG même autorise les visites pour mademoiselle Isha. Moi: ah génial, je peux la voir en même temps? - vous êtes si pressé, attendez un instant dans le jardin elle va vous rejoindre. Je suis donc allé l'installer à notre table habituelle et j'ai sorti mon matériel. Dès que j'ai vu mademoiselle Isha j'étais tellement content que je l'ai prise dans mes bras. Cela semblait aussi la toucher. Isha : madame Kim vous êtes si gentil avec moi, je ne le mérite pas. Moi: oh ne soyez pas modeste. Isha : je suis pourtant sérieuse, dans ma condition vous devez normalement me fuir comme la recommandé l'autorité, je mérite l'isolement. Des fois je me demande pourquoi vous êtes si gentil avec moi? Moi: disons que je vous comprends bien au delà de ce que vous dites. Et si vous me dites ce qui s'est passé et qui vous a fait sortir de vos gongs. Isha : la dame qui s'est prise à moi avait des informations sur moi,elle connaissait une partie de mon histoire qui n'est pas forcément vrai et dont j'avais souffert. Elle a donc commencé à m'insulter me traitant de p**e de femme infidèle et diabolique. J'en ai eu marre et j'ai répliqué et elle s'est jeté sur moi et tout es partis en vrille. Moi: je vois mais mademoiselle si vous ne voulez pas avoir de problème arrêtez de vous disputer. Je ne vous cache pas que vous avez une sacré réputation, le mieux à faire c'est ne pas en rajouter. Isha : j'ai bien compris et cela ne se répétera plus. Moi: je suis contente, on peut commencer maintenant ? Isha : oh oui j'ai hâte. Moi: de quoi allons nous parler aujourd'hui ? Isha : je voudrais qu'on parle de la dépendance affective. Moi: 1 2 3 go ISHA FOLARIN Faire un enfant m'a fait complètement perdre confiance en moi. Je ne vivais désormais que de l'approbation des autres. Je ne réussissais pas à perdre mon poids de grossesse et cela était devenu un véritable complexe. J'avais un enfant très beau qui ne passait pas inaperçu. Très vite j'ai commencé à vivre à travers lui, j’étais contente d'être sa maman, les compliments qu'on lui faisait me remplissais de joie et très tôt je n'arrivais plus à sortir sans lui parce-que sans lui je n'existais pas, c’était lui mon bouée de sauvetage. Avec mon partenaire c'était encore pire, les nombreuses menaces de me quitter et ses flirtes devant moi n'ont fait qu'aggraver ma situation. Je voulais être aimé de façon inconditionnelle par lui. Je voulais désormais être l'épouse qu'il a toujours voulu parce-que dans ma tête, plus personne ne pouvait plus me désirer et je devais donc être reconnaissante vis à vis de mon partenaire d'être resté avec moi malgré tout. En plus je pensais que si notre fils était si beau c'est parce qu'il lui ressemble, j’étais reconnaissante vis-à-vis de lui de m'avoir donné ce cadeau que je ne mérite pas. J'étais devenu l'épouse soumise qu'il a toujours rêvée d'avoir. Je ne lui refusais rien et surtout pas le sexe, il arrive que j'ai mal parce-que je n'en avais pas envie mais j'étais convaincu que s'il est content c'était suffisant. Je passais ma journée à chercher quoi faire pour le rendre heureux. Et quand les soirs ils tardaient à rentrer, je l'attendais jusqu'à pleurer parce-que l'attente était longue. Je me saignais pour lui faire plaisir et quand il semblait ne pas apprécier cela ou que je jugeais qu'il n'était pas assez reconnaissant je me m'étais dans une colère noir. Kim : Ce que vous décrivez là ce n'est pas plutôt le genre d'épouse que la société voudrait que chaque femme soit pour son conjoint ça? Moi : Ce n'est pas faux, la société s'active à former des dépendantes affective et ce n'est pas normal. Ce n'est pas parce-que la société le veut que c'est bien. Je voudrais que toutes personnes qui… - Vis à travers les autres, - À du mal à mettre de la limite et qui est trop serviable, - Dès qu'elle pense qu'on ne l'aime pas assez se met en position de victime. Sache qu'elles sont dépendantes affectivement et que ce n'est pas bien. Il faut chercher à s'en sortir. Kim : Qu'avez-vous fait pour vous en sortir ? Moi : Dans mon cas, c'était surtout l'oisiveté que j'ai cherché à combler. C'est en ce moment que j'ai fait mon apparition sur les réseaux sociaux et mon combat de féminisme d'une part pour pouvoir accepter le regard des autres et l'affronter et d'autres part pour accepter que tout le monde ne pouvais m'aimer. Dans mon cas les réseaux m'ont fait rencontrer de belles personnes qui étaient fasciné par ma manière de voir les choses. Cela m'a en quelques sortes permis de cesser d'être dur avec moi-même. De trouver ma valeur. L’ultime a été de lâcher prise, c'est-à-dire accepter que je ne peux pas tout contrôler et savoir dans le même temps ce qu'on peut changer pour aller mieux. Petit à petit j'ai retrouvé mon équilibre et mon autonomie affective…
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