le mystère autour des photos

1807 Mots
Réginald : « merci madame… dame Héra travaillait-elle pour vous aussi ? » Gaïa : « hm… si on peut appeler cela du travail. Fouiner partout et toucher à des affaires qui ne la regardent pas… je peux lui reconnaitre au moins une chose, elle excellait dans le nettoyage » Arès : « heureusement que vous parvenez à lui reconnaitre cela au-delà des innombrables défauts qu’elle avait, Maman » Gaïa : « ce garçon est aussi bon avec moi qu’une bonne fée » Arès : « vous êtes très gentille, Mère » Gaïa : « vous perdez votre temps, la meurtrière a déjà été condamnée. Pour ce que je sais, il n’y a que des gens bien ici » Réginald : « si vous le dites » Fabien : « nous n’allons pas abuser davantage de votre temps. Nous reviendrons vers vous si cela s’avère nécessaire. Cela dit, je vous souhaite une bonne soirée » Arès : « merci à vous » Gaïa (à Arès) : « nous devons rentrer maintenant. Entre dans la voiture » Arès : « bonne chance monsieur Princeton » Réginald : « merci monsieur Kingsley » Gaïa et Arès retournent dans la voiture, leur chauffeur démarre et s’en va. Fabien : « il n’existe pas beaucoup d’enfants comme cet Arès Kingsley » Réginald : « peut-être. Mais pour le moment, je dois retourner chez la nièce de la victime » Fabien : « quoi ? Mais il fera nuit bientôt » Réginald : « oui, mais je préfère y aller aujourd’hui, le temps presse. Demain, il y aura d’autres priorités, s’il vous plaît, commissaire » Fabien (entre dans sa voiture) : « allez, montez. On y va. Si vous avancez avec cela… » Réginald : « je vous remercie » Fabien et Réginald retournent ainsi chez Artémis. Ils trouvent la jeune dame en train de préparer une patisserie. A ce moment, un souvenir jaillit dans la mémoire de Réginald. Il se rappelle que sa femme aimait bien lui faire de petits gateaux à l’orange. Lorsqu’il rentrait du travail, il en trouvait toujours dans son assiette. Seulement, il ne peut revivre cela que dans ses souvenirs désormais. Une larme s’écoule lentement de son œil, il retire ses lunettes, puis il l’essuie. Fabien, qui a remarqué ce que faisait Réginald, se soucie de son état. Fabien (inquiet) : « hey, vous allez bien ? » Réginald (porte à nouveau ses lunettes) : « oui, oui, je vais bien, ne vous inquiétez pas » Fabien : « j’ai l’impression que vous n’avez pas encore complètement fait votre deuil depuis tout ce temps » Réginald : « si, mais les souvenirs sont parfois accompagnés d’une douleur que le chagrin laisse. C’est de justesse que je ne suis pas encore gagné par de l’amertume » Fabien : « je ne peux vraiment pas vous dire que je comprends ce que vous traversez. Je suis juste désolé de ce qui vous chagrine » Réginald : « ne vous en faites pas pour moi. Nous sommes ici pour permettre à un homme de ne pas se retrouver dans ma situation. Il ne reste que 6 jours, six malheureux jours » Artémis rejoint les deux hommes au salon quelques instants après. Artémis : « excusez-moi de vous avoir fait attendre comme ça, Le four est un peu difficile à allumer parfois » Réginald : « mais non, vous travaillez. Nous n’avons pas vraiment attendu d’ailleurs » Artémis : « alors, dites-moi. Que voulez-vous savoir cette fois ? » Réginald : « étiez-vous fréquemment en communication avec votre tante ? » Artémis : « il nous arrivait de converser de temps en temps par téléphone. Son travail lui prenait beaucoup de temps et elle n’était pas toujours sur place. Elle travaillait ici et là » Réginald : « ah d’accord. Logiquement, vous avez le droit de garder des affaires qui lui appartiennent. Est-ce que, par hasard, vous en auriez quelques-unes ? » Artémis : « je crois que j’ai mieux » Artémis sort du salon et se rend dans sa chambre. Puis, elle revient quelques secondes plus tard avec une valise qui semble assez lourde. Fabien se lève pour l’aider à tenir la valise. Artémis (pose la valise et souffle) : « comme je vous disais, du tricot, des journaux, bref, pas grand-chose. La police a pris deux, trois trucs mais tout ce qui reste d’elle se trouve là-dedans » Réginald : « vous me permettez de jeter un coup d’œil à l’intérieur ? » Artémis : « si cela peut vous aider dans votre enquête, vous pouvez regarder ce qui se trouve à l’intérieur. Mais, je vous en prie, dépêchez-vous. Il est déjà six heures du soir et mon mari rentre bientôt. Je ne voudrai pas qu’il me fasse une scène » Réginald : « mais, certainement, madame. Je vous remercie pour votre aide » Réginald et Fabien se lancent donc dans un dépouillement de la valise de dame Héra. Ils y trouvent entre autres une boîte à bijoux, un vieux livre, une peluche toute poussiéreuse, une petite caisse en bois recouverte par un journal et une vieille robe. Fabien : « il n’y a vraiment pas grand-chose » Réginald (ouvre le journal) : « apparemment non, mais… » Réginald ouvre le vieux journal et le feuillette. Il s’agit d’un journal intitulé Monday Review. Il découvre que la quatrième page est découpée en plein milieu. La partie découpée a été retirée. Réginald (montrant son étrange découverte à Fabien) : « vous voyez ceci ? C’est bizarre, vous ne trouvez pas ? » Fabien : « c’est la revue du Monday Review du lundi 04 Septembre 2021. Je ne peux pas vous dire ce qui se trouve sur la page découpée. Je ne lis pas vraiment ce journal, c’est un tissu d’insolites » Réginald : « vraiment ? » Fabien : « je peux vous l’assurer » Réginald : « je crois que je vais me procurer cette édition du Monday Review. Je finirai par découvrir ce qui y a été enlevé » Fabien : « oui, mais il vaut mieux y aller demain. Le journal ferme à 18 heures ici. Je dois vous raccompagner chez Athéna » Réginald (range le journal dans la valise) : « bien, allons-y. Il ne faudrait pas créer des problèmes à dame Artémis. Elle a déjà été bien assez aimable » Les deux hommes prennent congé d’Artémis quelques minutes avant que le mari de celle-ci ne soit de retour. Fabien ramène Réginald au domicile d’Athéna. Ensuite, le commissaire s’en va. Réginald retrouve Walter et Athéna dans le salon. Ces deux-là sont en train de jouer aux échecs. Réginald : « bien le bonsoir » Walter : « hey Réginald ! Vous avez dû avoir une journée chargée ! » Athéna : « votre dîner est sur la table, de la dinde rôtie. J’espère que vous avez faim » Réginald : « je vous remercie. Il ne me reste qu’à aller me servir à table alors. Au fait, votre mari n’est-il pas rentré ? » Athéna : « non, pas encore. Mais je crois qu’il ne tardera pas. C’est lui que j’attends ici, j’en profiterai pour lui expliquer la raison de votre présence » Réginald : « sauriez-vous par hasard où je pourrais trouver le journal Monday Review ? Plus précisément l’édition d’il y a un mois, celle du 4 Septembre » Athéna (se lève de sa chaise et fouille dans son armoire) : « je crois que mon mari les garde souvent ici. Il a souvent besoin de les réviser pour en rédiger d’autres » Réginald : « votre mari travaille au Monday Review ? » Athéna : « exactement. Il était de garde hier, il rentrera aujourd’hui » Réginald : « j’aurai besoin de lui parler une fois que vous aurez trouvé l’édition de ce journal » Athéna (donne l’édition du journal à Réginald) : « tenez. Vous avez un peu de chance, Cette édition est en bon état » Réginald : « ah, voilà ! Merci beaucoup » Tandis qu’Athéna retourne pour continuer sa partie d’échecs contre Walter, Réginald va dans sa chambre afin d’être dans un endroit tranquille pour dépouiller le journal. Une fois assis sur son lit, il ouvre le journal du Monday Review et le lit page après page. Il tombe sur la quatrième page, cette fameuse page qui était découpée dans le journal retrouvé dans la valise d’Héra. Il se concentre sur la portion qui fut enlevée. Dans le journal que lui a remis Athéna, cette portion est présente et montre deux photos. Chacune de ces photos présente une femme ; la photo A montre une femme vêtue de manière élégante, portant un chapeau et un parapluie tandis que la photo B montre une femme très corpulente, ayant une apparence négligée. Elle n’est pas vêtue de manière à attirer les regards et elle porte des lunettes. Réginald observe attentivement les deux photos, ensuite il recherche le lien entre les deux femmes. Est-ce à cause de l’une de ces photos que dame Héra a été tuée ? Ou alors, l’une de ces deux femmes avait un compte à régler avec dame Héra et a peut-être essayé d’effacer ses traces en retirant les deux photos du journal ? Telles sont les questions que se posaient Réginald en observant les deux photos. Il commence par lire la description de la photo A. Réginald (en train de lire) : « Phibie, cette jeune fille a été recueillie par un couple en Suisse après la condamnation de Cano, un homme coupable de meurtre. Amoureuse de celui-ci, la malheureuse changea de nom et quitta la Suisse. Elle conçut d’une fille neuf mois plus tard… Comme quoi, elle ne voulait pas que le passé entache la vie de cet enfant. Une drôle d’histoire » Il se tourne vers la seconde photo. Réginald (en train de lire) : « Lolita était très jeune pour être jugée pour meurtre. Cette jeune fille a été intégrée dans un centre de rééducation pour délinquants juvéniles. Ses années au centre furent très calmes, son comportement était exemplaire. Après avoir racheté cette faute d’enfance, elle mène aujourd’hui une vie bien rangée de femme et de mère… Où sont ces femmes aujourd’hui ? » A cet instant, alors qu’il continuait de lire, Athéna entra dans la chambre. Athéna : « mon mari vient de rentrer. Il vous attend au salon, il est curieux de savoir ce que vous attendez de lui » Réginald : « voilà une formidable nouvelle ! » Réginald se lève du lit et sort de la chambre pour se diriger vers le salon. Il y rejoint le mari d’Athéna, Dionysos, un homme de taille moyenne muni d’un gros ventre, la tête arborant une calvitie. Les deux hommes se serrent la main et s’asseyent avant d’entamer la conversation.
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