XVIILe jour se lève paresseusement. Dans le creux de la vallée de l’Aulne, la brume s’effiloche. Elle intensifie l’ambiance mystérieuse des Montagnes Noires. Ici ou là, on entend un chien qui aboie, puis, plus loin, une tronçonneuse qui s’énerve déjà devant l’ampleur de la tâche prévue pour la journée. Landowski s’est arrêté au milieu de la prairie. La rosée a mouillé la paire de babouches qu’il a ramenée de Marrakech à l’automne dernier. L’humidité a également attaqué le bas de son pantalon qu’il a passé à la hâte. Il voit Samia la Berbère se pointer à l’orée du champ. Elle s’arrête. Elle hésite. Elle est enveloppée dans un voile de tissu blanc que la brise taquine lentement. Landowski lui fait signe d’approcher. Elle vient vers lui en levant plus haut les pieds pour enjamber les touf


