Je pénètre dans la pièce, et le tapis moelleux s’affaisse sous mes pas comme un nuage.Avec précaution, je dépose Izia dans son berceau, puis prends le babyphone posé sur la commode. — Merci, dis-je doucement. Cela me touche plus que tu ne l’imagines. Harry esquisse un sourire. Il a toujours été bel homme, mais lorsqu’il sourit — ce qu’il fait si rarement — quelque chose en lui s’illumine, et sa beauté devient presque déconcertante.Je le fixe, incapable de détourner les yeux. C’est la première fois qu’il me regarde ainsi, sans distance ni froideur. — Viens, dit-il. Le dîner est prêt. Je parie que la cuisine maison t’a manqué. Il me tend la main. J’hésite un instant avant de glisser la mienne dans la sienne. Un frisson parcourt ma peau, une étincelle brève mais réelle. Nous descendons e


