Or, un matin qu’Hubert et Hubertine, forcés de sortir, l’avaient laissée seule, au travail, le brodeur, en rentrant le premier, la trouva sur le carreau, glissée de sa chaise, évanouie, abattue devant le métier. Elle succombait à la tâche, un des grands anges d’or restait inachevé. Bouleversé, Hubert la prit dans ses bras, s’efforça de la remettre debout. Mais elle retombait, elle ne s’éveillait pas de ce néant. – Ma chérie, ma chérie... Réponds-moi, de grâce... Enfin, elle ouvrit les yeux, elle le regarda avec désolation. Pourquoi la voulait-il vivante ? Elle était si heureuse, morte ! – Qu’as-tu, ma chérie ? Tu nous as donc trompés, tu l’aimes donc toujours ? Elle ne répondait pas, elle le regardait de son air d’immense tristesse. Alors, d’une étreinte désespérée, il la souleva, il l


