Alors, Félicien balbutia : – Si ça ne gêne pas trop mademoiselle, j’aimerais à me rendre compte... Ces dames m’ont recommandé de suivre en personne le travail... À moins pourtant que je ne dérange... Angélique, en le voyant paraître, avait senti son cœur battre violemment, jusque dans sa gorge. Il l’étouffait. Mais elle l’apaisa d’un effort ; le sang n’en monta même pas à ses joues ; et ce fut très calme, l’air indifférent, qu’elle répondit : – Oh ! rien ne me dérange, monsieur. Je travaille aussi bien devant le monde... Le dessin est de vous, il est naturel que vous en suiviez l’exécution. Décontenancé, Félicien n’aurait point osé s’asseoir, sans l’accueil d’Hubertine, qui souriait de son grave sourire à ce bon client. Tout de suite, elle se remit au travail, penchée sur le métier, où


