X Après la sortie de ses femmes de chambre, Gabrielle allait se mettre au lit, quand deux petits coups furent frappés à la porte qui faisait communiquer son appartement avec celui de son mari. – Entrez, dit-elle d’une voix contrariée. Elle vit venir à elle Geoffroy les mains tendues, un sourire attendri sur le visage. – Comment êtes-vous ? demanda-t-il affectueusement. – Très bien. – Vous n’êtes pas trop fatiguée ? Elle allait répondre, elle se retint. – À en mourir, dit-elle. – Il faut vite vous coucher. – C’était ce que j’allais faire, vous voyez. – Et bien, couchez-vous au plus vite. – Bonsoir. Le congé donné sèchement ne le fit pas partir ; au contraire, il s’approcha d’elle et, délicatement, voulut enlever le fichu de dentelle dont elle s’enveloppait les épaules ; mais le


