IX À ce moment, une musique d’orgue de Barbarie arriva jusqu’à eux, montant d’un village situé au bas même de la colline et dont ils apercevaient quelques toits à travers les cimes des arbres. Geoffroy se leva. – Voilà qui nous apprend, dit-il, que nous trouverons à dîner ; est-ce que vous n’avez pas faim ? – Je ne sais pas, répondit-elle, comme si elle s’éveillait d’un rêve. – Moi j’ai très faim, n’ayant guère déjeuné. – Eh bien, descendons dans ce village. Ils prirent bientôt un chemin qui, en zigzag, coupait au court sur la pente raide du coteau, et, à mesure qu’ils descendaient, la musique de l’orgue leur arrivait plus criante et plus bruyante. – Je crois que nous allons tomber en pleine fête du village voisin, dit Geoffroy, car cet orgue, qui ne change pas de place, doit être


