PLUS TARD Les heures n’avancent pas et la matinée s’allonge, infiniment lentement, jusqu’au supplice. Il est là, dans le jardin, près de la voiture. Il attend le départ, impatient comme un vieillard, comme un enfant, incapable de maîtriser son agacement. Sans un mot sauf pour demander l’heure. Dix fois, vingt fois. Martyr de l’attente. Athéna, seule, peut l’approcher et lui parler. Pour lui dire son espoir de le retrouver, plus tard... Il bougonne : — Plus tard... Vous m’avez vu ? J’aurais l’air de quoi plus tard ? Elle n’ose lui répondre que plus tard ne signifie pas dans quelques années. Qu’il y a urgence, que le temps est de plus en plus compté et qu’il est absurde de l’oublier. Elle le regarde et se demande ce qui l’a attirée, s’interroge sur cette folie de cœur et de corps, elle


