VIII Les armes de la princesse– Ai-je tenu parole et commences-tu à croire en moi ! – Je crois en ce vin, qui est vraiment exquis ! – N’est-ce pas, que devant une bonne table chargée de mets succulents, ornée de flacons où pétillent les vins les plus généreux, où brillent les liqueurs les plus fines, la vie est bonne, et l’existence plus agréable que dans la baraque de la foire de la barrière du Trône ? – Ne trouble pas la suavité du présent par ce souvenir d’un passé horrible. – Alors, heureux coquin ! je mettrai sous tes yeux la perspective du bonheur qui t’est réservé cette nuit. – Le bonheur qu’on attend ne vaut pas celui qu’on tient. Buvons ! – Mais, baron, il me semble que le bien-être te rend sentencieux comme un philosophe de l’antiquité. – La bonne chère n’est-elle pas le


