Sylvestre s’échappa de la maison pour aller assister à un match de football tandis que Vincent, son oncle et son grand-père partirent pour les arènes. Jean Mazauric était intarissable. La langue déliée par le muscat, excité par l’intérêt du taureau et de la course, il jubilait déjà de plaisir. Ils passèrent devant l’église dont le clocher tel un guerrier immobile s’élevait au-dessus des maisons. Virgile essaya de parler des vignes à son père et de son mariage prochain avec Clara. Mais le vieux manadier n’avait la tête qu’à la course. Ils arrivèrent sur une sorte de large terrasse où l’on jouait autrefois au tambourin. Déjà la foule se pressait à l’entrée des arènes. Sous les platanes, des hommes jouaient à la pétanque. Lorsqu’un tireur réussissait un carreau, une longue rumeur d’admiratio


