IX-2

3298 Mots

– Maman ! maman ! appela une seconde fois la voix de Goujet, plus violemment. Elle se leva, et, quand elle reparut, elle dit, en se remettant à sa dentelle : – Entrez, il veut vous voir. Gervaise, tremblante, laissa la porte ouverte. Cette scène l’émotionnait, parce que c’était comme un aveu de leur tendresse devant madame Goujet. Elle retrouva la petite chambre tranquille, tapissée d’images, avec son lit de fer étroit, pareille à la chambre d’un garçon de quinze ans. Ce grand corps de Goujet, les membres cassés par la confidence de maman Coupeau était allongé sur le lit, les yeux rouges, sa belle barbe jaune encore mouillée. Il devait avoir défoncé son oreiller de ses poings terribles, dans le premier moment de rage, car la toile fendue laissait couler la plume. – Écoutez, maman a tor

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