Sur les tas de sable, entre les bancs, des gamins jouaient encore, dans la nuit croissante. Le défilé continuait, les ouvrières passaient, trottant, se dépêchant, pour rattraper le temps perdu aux étalages ; une grande, arrêtée, laissait sa main dans celle d’un garçon, qui l’accompagnait à trois portes de chez elle ; d’autres, en se quittant, se donnaient des rendez-vous pour la nuit, au Grand Salon de la Folie ou à la Boule noire. Au milieu des groupes, des ouvriers à façon s’en retournaient, leurs toilettes pliées sous le bras. Un fumiste, attelé à des bricoles, tirant une voiture remplie de gravats, manquait de se faire écraser par un omnibus. Cependant, parmi la foule plus rare, couraient des femmes en cheveux, redescendues après avoir allumé le feu, et se hâtant pour le dîner ; elles


