XX L’antre de la sibylleMadame Blandais et sa fille, voyant qu’il était déjà une heure du matin, se regardèrent avec anxiété. – Il faut songer à nous en aller, mon enfant, dit la mère. – Marguerite va nous croire mortes, dit Clarisse. Et elles se dirigèrent vers la porte. Un valet de chambre vint à elles. – Qui faut-il appeler ? demanda-t-il. Il s’imaginait qu’on allait lui répondre : Michel, Louis, Simon, un nom de domestique quelconque. – Je désirerais une voiture de place, dit madame Blandais avec satisfaction. Car c’était pour elle un grand luxe que de s’en aller en voiture. Elle était bien aise de le faire valoir. Tancrède, qui avait suivi Clarisse, entendant ces mots, s’effraya de l’idée que ces pauvres femmes allaient se trouver, à deux heures du matin, sans protecteur, ex


