VIM. de Ghiliac arriva quelques jours plus tard aux Hauts-Sapins. Valderez avait revêtu sa toilette du dimanche, une robe bleu foncé, d’une simplicité monacale, mal taillée par la petite couturière du village. Très pâle, les traits tirés par l’insomnie et les douloureuses incertitudes de ces derniers jours, elle se tenait assise dans le parloir, près de sa mère. M. de Ghiliac entra, introduit par la vieille Chrétienne, dont le regard, sous les paupières retombantes, l’examinait des pieds à la tête. Il salua Mme de Noclare, s’inclina devant Valderez en prononçant une phrase de remerciement des mieux tournées. Puis, prenant la petite main un peu frémissante, il l’effleura de ses lèvres et y passa la bague de fiançailles. La loquacité de M. de Noclare et l’extrême aisance mondaine du marquis


