IXValderez devait, toute sa vie, se rappeler ce déjeuner de noces. Alors que tout son être moral était brisé par une angoisse qui s’augmentait de minute en minute, il lui fallut causer, sourire et demeurer le point de mire de tous les regards, de toutes les attentions. Elle se sentait à bout de forces lorsque, le repas terminé, on se leva pour quitter la salle à manger. M. de Ghiliac se pencha vers elle : – Il est temps de vous préparer pour le départ, Valderez, dit-il à mi-voix. Incapable de prononcer une parole, car sa gorge venait de se serrer tout à coup, elle inclina affirmativement la tête. Puis elle se glissa hors de la salle à manger et gagna le parloir. Oh ! se trouver seule enfin, loin de tous, loin de « lui » surtout, dont elle avait senti constamment l’attention portée sur


