XIVEn cette chaude matinée de juin, Valderez revenait à pas lents par les sentiers du bois d’Arnelles en compagnie de Mme Vangue, la femme du médecin de Vrinières. Elle se trouvait depuis quelque temps en relations très suivies avec cette jeune femme, rencontrée au chevet des malades pauvres, que toutes deux visitaient. Le curé, discrètement, les avait rapprochées, en se disant que la société de cette personne distinguée et sérieuse, très bonne chrétienne, ne pouvait qu’être favorable à la jeune châtelaine d’Arnelles, tellement solitaire dans sa superbe demeure. La différence des positions ne les avait pas empêchées de sympathiser aussitôt, et c’était maintenant vers l’intimité que toutes deux s’acheminaient doucement. Trois mois s’étaient écoulés depuis le départ de M. de Ghiliac. Cette


