En cachette

1171 Mots
Chapitre 5 Notre soirée se poursuit, j'avoue que mon nez me fait un peu mal, mais nous passons une bonne soirée, c'est le plus important. - En tout cas vous êtes une petite b***e bien sympathique. (dit Stacy) - Vous avez l'air très sympa. Le prochain anniversaire, c'est le mien. Vous serez de la partie j'espère ? (lui dis-je) - Bien sûr ! (me répond t-elle) A plusieurs reprises je passais ma main sur ses cervicales. Quelque chose me gêne, j'ai l'impression qu'une douleur commence à s'inviter. J'avoue que j'ai un peu hésité à parler ce soir, mais finalement j'ai reculé. Je ne peux pas faire ça le jour de l'anniversaire de mon amie, je ne veux pas gâcher l'ambiance, ça ne serait pas sympa pour elle. A la fin du repas, chacun rentre chez soi. Je démarre ma voiture et je constate que j'ai une vingtaine de message. - Ce n'est pas vrai ! Il s'est réveillé ! Merde ! Bon ben je vais aller à l'hôtel. J'ai pas envie de me prendre un tabac. Un homme monte dans ma voiture. Je sursaute. - Démarre on rentre à la maison. (me dit Stanley) Je soupire, car je sais que j'ai perdu cette partie. Je démarre consciente que je ne vais pas passer la nuit de mes rêves. Le lundi matin, je prends mon téléphone avec le peu d'énergie que j'ai et je contacte Darren. - Oui Brenda - Je t'appelle, car je ne vais pas pouvoir venir bosser aujourd'hui, ni le reste de la semaine d'ailleurs. - Ah bon ! ça ne te ressemble pas ! - Je suis malade, j'ai fait un autotest et je suis positive au covid. - Mince, mais nous avons tous passé la soirée ensemble samedi soir ! - Ben samedi, on s'est tous testé avant de venir, nous étions tous négatif. - ça ne veut rien dire, je vais ordonner des autotest à tout le monde et masque obligatoire. Mon dieu, je pensais qu'on en avait fini avec cette pandémie de merde. - Je sais ! Je suis désolé ! Je te mets dans l'embarra et l'équipe aussi. - Ce n'est pas ta faute ! Tu as beaucoup de symptôme ? - J'ai de la fièvre, mal au crâne et des courbatures. La totale quoi ! - Ah d'accord ! Ben reste bien au chaud. - Je te rappelle pour te dire jusqu'à quand je suis en arrêt. - D'accord. Si tu as le moindre souci tu m'appelles. - D'accord. Salut. Je raccroche et me vois dans le miroir en me tournant vers ma table de nuit. J'ai le visage couvert de vilains bleus, d'ecchymoses et de plaies apparentes. Ma lèvre est coupée et gonflée et une de mes paupières très gonflée. Cette fois-ci, j'ai vraiment prit très cher. J'arrive encore à entendre la violence de ses coups. Les larmes roulent le long de mes joues. Elles me piquent le visage, mais je n'arrive plus à les retenir. Je me rends compte aussi qu'avec mes mensonges, je mets mon équipe dans l'embarra. Ils vont devoir se faire tester à cause de moi pour une maladie que j'ai purement inventée. Toutefois, c'était la meilleure excuse possible. - Tu as appelé ton boss ? - Oui ! - C'est vrai que dans l'état que tu es, il vaut mieux rester à la maison. - Il faut que cela cesse Stan ! Je veux que tu partes de chez moi. - Quoi ? - Je ne t'aime plus depuis longtemps. Je ne veux plus de toi. - Si tu fais ça, je me flingue et je ferais tout en œuvre pour qu'on croie que c'est toi. - Tu ne ferais pas ça ! - Tu ne m'en crois pas capable ? - Si. Stanley s'approche de moi et j'avoue que maintenant, je suis terrifiée. Je suis tellement lamentable ! Je suis flic et j'ai peur d'un homme alors que j'en affronte chaque jour en intervention ! Mais qu'est-ce-qui ne tourne pas rond chez moi ! Je mets les mains devant mon visage tel un reflex. - Non, je t'en supplie. J'en ai pris assez ! - N'ai pas peur ! Je te promets que je te ferais plus de mal. J'ai pété les plombs quand tu es parti, c'est tout. J'avais envie de passer la soirée avec toi et tu t'es barrée ! Avoue que ça a pu me mettre en colère ! Surtout que je vous ai espionné depuis l'extérieur et ton collègue là, comme il te mate, ce n'est pas normal ! - Mais tu parles de qui ? - Celui qui était en face de toi ! - Quoi Darren ! Mais il est en couple ! Il n'y a rien entre lui et moi ! Rien du tout ! En plus, c'est mon patron ! - Je n'aime pas que d'autre mec te regarde. Tu es à moi ! - Tu es malade Stan. Tu dois te faire soigner. - Non ! Je vais me maîtriser maintenant. Tu verras, tu seras fière de moi. C'est juste que je suis trop jaloux, mais je vais me calmer. Tu sais, si je suis avec toi, c'est parce que je t'aime. - Je suis fatigué, je voudrais me reposer. - D'accord. Je te laisse. Ce soir on va discuter et on va repartir à zéro. Je te promets que c'est la dernière fois. Je ne te ferais plus de mal. J'ai envie que tu m'aimes comme avant. - Je suis fatiguée ! - On en discutera ? - Oui, mais j'aimerais dormir un peu ! Stan n'insiste pas et je lui dis ce qu'il a envie d'entendre. Toutefois, je ne crois plus en son baratin. Combien de fois je l'ai déjà entendu ce discours-là ! Combien de fois j'ai entendu "c'est la dernière fois" ou "je vais me contrôler". Il ne changera jamais et je n'arriverais jamais à le dégager de ma vie. Je suis comme condamnée dans mon propre appartement. Plus tard, Stanley m'apporte un plateau repas et se montre plutôt gentil avec moi. On pourrait presque y croire tellement que c'est bien scénarisé. Le passage de la lune de miel, comme on appelle, celui où l'homme v*****t te promet monts et merveille et qu'il recommence quelques jours plus tard. Je traite pourtant ce genre de cas dans mon unité, mais moi, je n'arrive pas à m'en sortir. Je comprends tellement mieux ces femmes maintenant ! - Je vais te mettre de la crème et je t'ai fait couler un bain. Ce soir, tu es ma princesse. Stanley applique la crème apaisante sur mon visage. - Tu as mal ? - Non, ça va. - Tant mieux. On va pouvoir oublier ça. Je le regarde sans lui répondre. Je ne suis pas dupe et je sais que les paroles de Stanley ne sont que du vent ou alors il est peut-être sincère, mais il ne peut pas s'empêcher de recommencer quelques jours plus tard, comme si me taper dessus était une horrible addiction. A suivre
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