J’ignore si c’est la séance avec Dr Evans ou les meilleures nuits que j’ai eues, mais cette nuit, je me retrouve incapable de m’endormir, m’assoupissant uniquement pour me réveiller en sursaut, le cœur battant la chamade sous l’effet d’une anxiété inconnue. Le vide de mon lit m’accable, ma solitude est un trou béant dans ma poitrine. Je veux croire que George me manque, que ce sont ses bras que j’ai envie, mais lorsque le sommeil agité m’enveloppe enfin, ce sont des yeux d’un gris acier qui envahissent mes rêves, et non des yeux marron. Dans ces rêves, je danse, me produisant devant mon bourreau comme une ballerine professionnelle, dans une robe jaune légère, avec des ailes rigides dans le dos. Alors que je tournoie et m’élance sur la scène, je me sens plus légère que la brume, plus graci


