VIIL’habitude, forme préliminaire de l’adaptation chez les hommes et les animaux, resserra nos relations avec les Tripèdes. Nous nous familiarisions tellement avec leur présence, leurs formes, leurs allures et leurs coutumes que bientôt il sembla que nous fussions parmi eux depuis très longtemps. Comme je l’ai dit, leurs habitations étaient souterraines, encore qu’ils passassent une grande partie du jour en plein air. J’en connaissais maintenant la raison, qui n’était autre que le besoin de fuir l’excessif refroidissement nocturne. Raison d’autant plus péremptoire qu’à une certaine profondeur régnait une température douce, accompagnée d’une lumière émanée du sous-sol planétaire. Il n’avait pas été nécessaire de creuser les refuges : la planète comportait un grand nombre de cavernes, reli


