"Elle n'a rien à voir avec moi, laissez là, je vous en supplie..." Implore ma mère auprès du monsieur qui nous a enfermées dans une cage.
Le monsieur part, et nous laisse enfermées dans la cage, ma mère me prend dans ses bras et me blottit contre elle. J'aime sentir son odeur de fleur me rappelant la douceur de la vanille cela m'apaise tellement.
Ma mère est souvent triste, depuis aussi loin que je me rappelle, on aider l'alpha de notre meute pour le guérir, lui et la luna. Ma mère est une louve avec un don de guérison, il n'en existe très peu, voir quasiment plus, mais quand une meute a un loup avec ce dons il le garde bien précieusement.
Ma mère a donc été installée dans la maison de pack proche de l'alpha et de la luna pour les guérir en cas de besoin. Le problème avec le don de guérison, c'est que guérir ce n'est pas gratuit. Maman dit toujours que c'est donnant donnant. Guérir rend maman plus faible à chaque fois. Au début, elle avait des maux de tête, puis elle a eu des migraines très douloureuses et fatigantes, et ensuite des vertiges, parfois elle s'évanouit. Et à force on pourrait penser qu'elle est très vieille. Ce don n'est pas à utiliser à tout bout de champ.
Maman m'a bien expliqué de ne pas montrer mon pouvoir si je l'ai de bien le garder cacher personne ne dois jamais découvrir si j'ai ou pas ce don.
Ce don ne s'éveillera qu'à partir de mes 10 ans, du moins dans les environs de mon dixième anniversaire. Si je l'ai, maman m'a dit de fuir, mais je ne sais pas pour où ?
Je sens les larmes de la mère atterrir dans mes cheveux châtains. Je n'aime pas la voir pleurer, j'ai peur pour elle, j'aimerais qu'on puisse vivre heureux.
"Azelle, ma petite chérie, écoute moi, je vais continuer à te répéter ce que tu dois faire jusqu'à ce que tu le fasses d'accord ?"
"Oui maman"
"Avant même d'avoir dix ans, je veux que tu partes très loin de cette meute, si possible, évite toutes les meutes. Mais si tu n'y parviens pas alors reste caché. Tu n'as pas forcément ce don, mais, si tu l'as alors il s'en servira, ils feront de toi une esclave et je ne veux pas de cette vie pour toi."
"Oui maman"
"Le plus simple serait que tu ailles dans le monde des humains, mais fait attention, ne te transforme pas en loup en leur présence, ne dit jamais à un humain que tu es un loup et autre point important, ne te transforme pas sur leur territoire, ils détestent les loups."
"Oui maman"
"N'oublie pas de faire courir ta louve de temps en temps sinon elle va devenir triste, et tu ne veux pas que ta louve soit triste comme maman n'est-ce pas ?"
"Oui maman, promis"
"C'est ma bonne petite fille ça" me dit elle en caressant mes cheveux.
Je suis si triste, elle m'a toujours donné tout son amour et je ne veux pas partir loin d'elle, mais je sais que c'est pour mon bien. Alors pour elle, j'arriverais, je serais assez forte pour faire ce qu'elle m'a dit.
"Si tu découvres que tu n'as pas de don, ne reviens pas dans cette meute tout de même. Je t'ai expliqué les dangers d'utiliser autant mon don, il me détruit à petit feu. Donc, ne reviens pas."
"Oui maman, mais ... tu vas me manquer."
"Chut, je sais ma petite chérie, je sais. Mais, c'est important pour moi de te savoir en sécurité, tu comprends ?"
"Oui maman, je t'aime"
"Et moi, je t'aime aussi fort que la lune et le soleil"
"Alors bien plus encore !"
Elle a continué à me bercer sur ses genoux jusqu'à ce que je m'endorme. Cette nuit-là, je me suis réveillée dans la cage sans ma mère, il avait dû lui demander encore d'utiliser son don alors je suis restée et je me suis rendormie.
Le lendemain matin, la lumière du jour m'a réveillé et j'étais encore seul dans la cage, mais elle était ouverte.
Je suis donc sortie de la cage, j'ai monté les marches pour atteindre le hall de la pack house. Pour découvrir avec horreur que ma mère était sur le sol devant la porte qui mène au sous-sol, là où se trouve la cage.
Elle était froide, et quand j'ai caressé sa joue, son corps était dur. Le bêta est rentré dans le hall et m'a trouvé accroupi devant ma mère. Il semble affolé, en s'agenouillant à côté de ma mère et moi, il a touché son cou puis son poignet et son regard triste, c'est posé sur moi.
"Je suis désolé, Azelle, ta mère est partie" Il c'est levé, ses yeux se sont figés un instant sans doute, il parle avec quelqu'un par télépathie. Ensuite, il a pris mon poignet et ma conduit hors de la pack house. Je l'ai suivie sans rechigner, non sans jeter un dernier regard à ma mère étendue sur le sol.
Le bêta m'a conduit dans un entrepôt où se trouvent tous les dortoirs des omégas "Tu vivras ici, avec les autres oméga d'accord Azelle ?"
"Oui bêta" je pleure en prenant seulement conscience maintenant que je ne rêverais plus ma mère, je ne sentirais plus son odeur de vanille qui m'apaise.
Il s'agenouille devant moi et pose une main sur ma tête pour ébouriffer mes cheveux avant d'essuyer mes larmes "Tu as le droit de pleurer, c'est normal Azelle. Si tu as besoin de parler, je serai là d'accord. Mais, à présent, je vais te montrer ta chambre."
Il m'amène alors devant une porte, qu'il ouvre et nous entrons dans une chambre remplie de couleur rose, c'est joli, il y a deux lits un sur la droite et un sur la gauche. Celui de droite semble être occupé alors le bêta me positionne devant celui de gauche.
"Tu as une armoire ici, et quelques vêtements pour toi dedans, ici, c'est ta chambre avec une autre oméga. Aujourd'hui, repose-toi, par contre demain, tu devras commencer à trouver ta place en tant qu'oméga, tu auras des tâches à accomplir alors si tu veux pleurer utilise cette journée."
Il m'ébouriffe de nouveau mes cheveux et se relève pour quitter ma chambre et me laisser seule dans cet endroit nouveau avec personne.
Je ne sais pas si c'est pour me surveiller, il a été gentil, mais je tiendrais ma promesse, je quitterais cet endroit !