Chapitre 2. Déclaration

3244 Mots
Je crois que je n'ai pas bien entendu ou alors je suis devenue folle. Comment ça "ce n'est pas une bonne idée que j'aille à New York ?" J'ai tout donné dans ma scolarité pour avoir cette bourse. Il est hors de question que j'y renonce quelqu'en soit la raison. - Pourquoi ? Vous n'allez vous y mettre comme Drew quand même ? - Écoute Rym, m'explique Alpha Maxwell, je ne suis absolument pas opposé contre le fait que tu ailles étudier à l'étranger. Le problème est une question de sécurité et de conflits, princesse. Je fronce les sourcils. - Quel problème ? - Nous avons remarqué une activité suspicieuse des vampires autour de notre territoire. Je crains que l'Originel veuille nous attaquer. New York est un concentré de vampires, je ne peux pas risquer ta sécurité. - Mais je peux me débrouiller toute seule, vous n'avez pas besoin de vous inquiéter. - Non, tu fais partie de la famille, intervient Charles en s'agenouillant devant moi. Il me prend la main et la serre fort jusqu'à m'en briser les os. Je peux voir toute l'inquiétude qu'il a pour moi. - On va peut-être se retrouver en guerre contre les Obscures avec à la tête l'Originel lui-même. - Pour quelles raisons ? demandai-je intriguée. Je croyais que les loups avaient des accords pour éviter tous débordements. - Disons que les choses ont un peu changer depuis que tu es là..., grommelle Patrice dans sa barbe. - Hein ? - Patrice, le réprimande mon père. - Non, non. Vas-y continue. - Vaut mieux que tu ne saches rien. C'est mieux pour ta... sécurité, dit-il ironique. - Patrice, tu peux aller voir si les brownies sont cuits et me les sortir du four ? lui demande Isabelle. - Je dois rester avec l'Al- - C'est un ordre, lui dit-elle avec sa voix autoritaire. - Bien Luna. On attend que Patrice soit bien parti pour reprendre notre discussion. - Tu fais partie de notre meute et si un vampire est au courant qu'une humaine est au sein de Red Fangs et que tu m'es chère, ils te prendront en chasse et ils ne t'épargneront pas surtout un membre d'une meute ennemi juré. - Justement, je suis humaine, ils ne se douteront rien. Il y a plein d'humains là-bas. - Et si tu te fais mordre ou même tuée ? me coupe Drew. - Je suis assez grande pour me défendre que ce soit contre des loups ou des vampires, Drew. Vous pouvez dire ce que vous voulez, j'irais. Il n'y a aucune raison qu'il m'arrive quoi que ce soit. New York est l'une des villes où nos trois races vivent en harmonie, certes dirigée par les Obscures mais c'est l'opportunité d'une vie. Cela fait des années que je veux voir autre chose que Philadelphie. Vous me l'aviez promis, si jamais je travaille à fond et que par chance on m'offre une bourse, vous ne m'empêcherez pas de partir. Vous oubliez que je le fais pour vous aussi. Je peux faire des choses que nos docteurs ne peuvent pas faire. - Comme quoi ? demande Drew campé sur ses positions. - Manipuler la matière argent, crétin. Les armes à matière d'argent, tu vas me dire que tu es capable de les retirer des plaies avant qu'elles ne se referment ? Combien de fois Melissa m'a demandé de l'aide à chaque altercation vampires/loups-garous ? Et... avant que tu recommences à me couper, on sait tous que la majorité des mortalités sont dus à la matière. - Il n’y a vraiment qui pourra te faire changer d’avis ? Pas même ton vieux père ? Je secoue la tête négativement. - Non. J’ai rêvé de ce moment depuis bien trop longtemps, papa. Vous m’aviez promis que si je travaillais dur à l’université et que j’arrivais à avoir une bourse, vous ne m’empêcheriez pas de partir. Je rêve de voir autre chose que Philadelphie, et puis New York, c’est seulement à deux heures de route au nord. J’ai besoin de cette petite liberté. De servir enfin à quelque chose. De ne pas passer pour la gâtée sous le chaperon du couple Alpha. C’est une façon de repayer ma dette pour tout ce que vous avez fait pour moi jusqu’à maintenant. - Oh ma chérie ! S'exclame Isabelle en venant m’enlacer. On n’a pas besoin que tu nous remercie. En famille comme en amitié, pas de pardon, ni de merci. - Je le fais pour moi. Soigner des gens, les accompagner, c’est ce que j’aime faire. Je veux me rendre utile. Je le fais aussi pour vous. S’il vous plaît, les suppliai-je. Je vois Maxwell réfléchir à toute vitesse, Drew prier pour qu’il dise non, Jacob, le visage toujours aussi amical qu’un mur debout dans son coin. Et moi, je me ronge les ongles. Je veux partir pour revenir plus forte, plus intelligente et plus utile. Il faut qu’il dise oui. Il doit dire oui. - D’accord, se résigna-t-il. Je saute de joie et je lui fonce dessus pour lui faire un câlin. Il m’attrape au vol et me frotte le dos. S’il savait à quel point je suis heureuse. - À une condition. - Je me disais bien qu’il y aurait un ‘mais'. Rien n’est jamais gratuit, n’est-ce pas ? - Avec ta sécurité ? Toujours, rigola-t-il. Tu iras faire tes études à New York comme tu le voulais mais… - Mais ? - Tu emmènes trois loups avec toi dont Jacob. - Quoi ? Mais… mais… - Pas de mais. C’est ça ou rien. Tu vas continuer les quatre ans restants loin de nous. Il est hors de question que tu restes seule. Je n’ai vraiment pas d’autres choix. C’est mieux que rien. Je décide d’accepter sa condition qui est plus que ridicule. Je retourne finalement à la maison, heureuse tout de même et ayant eu la confirmation que Kim n’ira pas en maison de correction. Lorsque je rentre, je monte directement dans ma chambre faire mes valises. Je suis excitée mais j’ai aussi peur. J’ai attendu ce moment pendant longtemps, j’ai charbonné ces cinq dernières années pour pouvoir finir mes études là-bas. Je souris en imaginant ma future vie. Les campus, la vie active New-Yorkaise, la Grande Pomme, Central Park. J’ai aussi un peu peur de laisser ma famille et mon quotidien derrière. Mes querelles avec Karl, mes taquineries avec messages cachés avec Drew, les entraînements avec mon père et Alpha Maxwell, les disputes à longueurs de journée avec Dylan, le cadet Alpha, les jeux de sociétés avec les derniers de la famille, les triplés Daniel, Douglas et Damien avec le roi des tricheurs, j’ai nommé Douglas. Ce qui me manquera le plus sera surtout les journées shopping avec ma mère et Luna Isabelle. Plus tard dans la soirée, nous sommes devant la télé à regarder un match de football américain, mon téléphone vibre notifiant plusieurs messages. Sachant de qui il s’agit, je les ignore simplement. C’est alors qu’à la mi-temps, mon téléphone sonne carrément maus je le coupe. Il est culotté de m’appeler. Après m’avoir descendue comme pas possible devant son père juste pour m’empêcher de partir. C’était puéril de sa part. Soudain, on frappe, non, on tambourine à la porte. Je souffle agacée. C’est qu’il est persistant ! - Kim, va ouvrir, lui ordonne notre père Elle râle avant de se lever péniblement en maugréant. - Qu’est-ce que tu veux ? - Où est ta sœur ? C’est bien ce que je pensais. Je lève mes yeux au ciel. - Tu veux que je le mette dehors ? propose Karl tout sourire en se remontant les manches. - Non. Je vais me débrouiller. - Oh… j’avais envie d’action moi. Je secoue la tête amusée. Il ne changera jamais et qu’est-ce qu’il va me manquer ! Je rejoins le troisième mousquetaire dehors. Il m’attend adossé à sa voiture, une Porsche Taycan Turbo S blanche. Il a les bras croisés, les yeux en train de réfléchir. Je profite ce moment pour le détailler et l’ancrer dans ma mémoire. Il est un peu baraqué, juste là où il faut. De larges épaules, son t-shirt blanc moulé à ses abdos. Sa veste en jean bleu foncé avec de la fourrure de mouton sur le col lui donne l’air d'un gentil rebel. Son jean noir le sied à merveille. Sa mâchoire carré sans un poil est tellement si douce qu’on aimerait y passer la langue et les lèvres pour de léger b****r. Ses yeux bleus gris qui transpirent le strict, l’impassibilité et la froideur mais qui me font sentir tous les jours unique. Ses pommettes que je m’amuserai à mordiller pendant des heures. Ses cheveux rasés avec sur le côté, un discret « R » pour Rym. Il va énormément me manquer, il est d’ailleurs, l’un des premiers qui me manquera. J’aime sa fougue, sa passion lorsqu’il parle de la meute, des améliorations des jeunes loups pendant les entraînements. J’aime la passion avec laquelle il parle de moi, lorsqu’il chante mes éloges. J’aime lorsqu’il me regarde. Ses yeux s’assombrissent dès qu’il me voit comme pile à cet instant. Il lève les yeux vers moi. Ses yeux passent du bleu clair à un gris profond. Ses pupilles s’agrandissent. J’y lis du désir, de l’amour, du manque et beaucoup de regret. Ses lèvres ? Parlons de ses lèvres. Ces jolies mini pêches rosées, si douces telles des plumes qui me caresserait lentement. Je frissonne rien qu’en pensant à ce qu’il pourrait me faire. Et puis des dents droites et acérés. Il ferait les plus beaux suçons. Rym, reprends-toi enfin ! Il marche vers moi et je descends les escaliers pour le rejoindre. Je frissonne mais cette fois-ci de froid. Qui m’a envoyé sortir en combinaison en soie un soir en été certes mais dont les nuits ne sont pas si chaudes que les journées ? Drew me détaille de haut en bas et bloque sur mes jambes nues. - Rym. - Drew. On se jauge, l’un refusant de céder. Au bout de même deux minutes, il craque et vient me soulever du sol. Je souris face à son temps de réactivité. Il m’étonne de jour en jour. Il me fait tournoyer, je rigole et j’écarte les bras au clair de Lune. Je passe ma main sur sa tête tandis qu’il me fait redescendre doucement collée contre lui. J’enroule mes jambes autour de sa taille, il me maintient fermement sous les fesses laissant parfois égarer ses doigts sur mon bassin. Je l’entends sentir mon odeur et soupirer de contentement. Si seulement je pouvais faire de même. - Tu n’es plus fâchée ? - Fâchée pourquoi ? demandai-je sachant exactement de quoi il parle. - Pour ce matin… et les autres matins. Je ricane. - Tu sais très bien que je ne peux pas rester longtemps en colère contre toi mais je t’en veux. Beaucoup. - Et je m’en excuse, Rym. L’entendre s’excuser me fera toujours quelque chose. Drew n’est pas le genre de personne qui s’excuse. Je ne l’entends presque jamais s’excuser. En tant que futur Alpha, il est toujours à l’écoute de son peuple, il ne perd jamais ses moyens et ne commet presque jamais d’erreur. Presque. S’excuser n’a jamais été son point fort. Ses paroles sont soit bonnes soit bonnes. C’est un leader qui assume chacun de ses choix quels qu’en soit les conséquences. S’excuser est pour lui un signe de faiblesse. Signe qu’il a des lacunes, des faiblesses. Ce qu’il ne tolère pas. - J’ai peur de te perdre avoua-t-il. Depuis qu’on a reçu les nouvelles sur l’Originel, je suis agité. Te savoir dans son périmètre me fait flipper et me fait chier. Tu pars loin et seule. Et je flippe à cause de Karl. Tu n’es jamais sortie d’ici aussi longtemps. J’ai l’impression qu’on m’arrache une partie de moi. Imagine, tu pars là-bas et tu m'ou–…, tu nous oublies, changea-t-il. - Pourquoi je t’oublierai ? lui dis-je en lui caressant derrière les oreilles. Il grogne. C’est un vrai canin. - On connaît tous la réputation des campus. Les beaux mecs, les soirées, les bars, les concours de b****s. - Drew, je n’ai jamais rien dit lorsqu’il s’agissait de toi et toutes les filles du lycée. - Parce qu’on n’était pas ensemble. - Et qu’est-ce qui diffère aujourd’hui ? On ne l’est toujours pas. J’explose de rire en voyant sa tête se décomposer. Qu’il ne fasse pas le choqué car c’est vrai. On n’a jamais été ensemble. On a toujours eu des sentiments forts l’un pour l’autre sans jamais oser l’avouer. C’est visible à cinq mille kilomètres qu’il y a un truc entre nous. Combien de filles ont espéré commencer une histoire avec lui en essayant de le faire m’oublier. Ça et sans compter que je les chassais une par une lorsque Drew en avait marre de leur faire comprendre qu’il ne voulait pas d’elles. Et puis, on a continué notre amitié. Lui couchait droite à gauche alors que moi dans mes années de lycée, je réfléchissais à qui sera ma première fois. Je lui ai déclaré ma flamme à 16 ans. Il ne m’a jamais répondu mais il ne m’a pas repoussé non pls. Personne ne voulait sortir avec une humaine, aussi belle soit-elle. De taille moyenne, de longs cheveux noirs charbon qui descendent jusque ras les fesses. Une peau bronzée qui ne cache pas mes origines du sud mais sans savoir où exactement. Je ne suis pas si mince, ni grosse. J’ai une poitrine de la taille de deux pamplemousses bien juteux. Des hanches pas trop prononcées. Des yeux de chats caramel. Je suis jolie, il ne faut pas mentir mais je ne ferais jamais le poids contre les filles de la meute. - Ce qui diffère aujourd’hui, c’est que tu pars loin de moi et ça, je ne le supporte pas. Ne pas t’avoir près de moi lors de décisions difficiles. Ne pas t’avoir près de moi pour me réveiller pour aller en cours lorsque je suis en retard. Tu ne seras plus là pour me sourire, m’envelopper de ta présence. Je me rends compte que tu es bien plus que Rymocéros, le bulldozer qui s’énerve pour tout et pour rien. Tu es mienne, seulement mienne. Je ne laisserai jamais qui que ce soit te toucher car tu es mienne et mienne. Je veux commencer quelque chose avec même si tu es à l’autre bout du monde. Je pose mon front contre le sien, émue de sa déclaration. Cet homme me rend folle. - Tu sais, je ne pars pas pour toujours. Je reviendrais. Commencer quelque chose maintenant serait insensé. Je pars pour quatre ans. Qui sait ce qui pourrait arriver. Ça se trouve entre-temps, tu trouveras une fille qui te fera m’oublier… AH ! Il me serre d’un coup contre lui, sa main tirant sur mes cheveux pour que mon visage soit face au sien. Nos nez se touchent et nos souffles se mélangent Son souffle chaud à proximité de mes lèvres. Mon ventre se contracte, mes cuisses tremblent. Je lève mon regard impassible pour le fixer bien dans les yeux. - Personne ne prendra la place que tu as dans ma vie et dans mon cœur. Chaque battement n‘est dédié qu’à une seule femme : Rym Silverson. Pars en ayant bien ça dans le crâne que moi Drew White, je t’ai- Je fonds sur ses lèvres. Il ne tarde pas à me répondre. Ses lèvres se glissant entre les miennes. Sa langue dansant un ballet avec la mienne. Son goût mentholé. Je sens toute sa détresse à travers ce b****r uniquement unique. Il se sépare de mes lèvres pour laisser glisser les siennes le long de mon cou. Je retiens difficilement un gémissement. - Je sais, lui chuchotai-je en réponse. - Mais ? - Tu sais très bien pourquoi. Il soupire dans mon cou. - Ta carrière avant tout. Un futur stable puis une relation. Je la connais la chanson. - Tu peux venir avec moi, Drew. S’il te plaît. Il te reste du temps avant de reprendre de flambeau à ton père. Il baisse la tête mais je lui remonte le menton. - J’ai compris. Tu sais que je t’ai attendu des années. Je peux encore t’attendre, le rassurai-je en lui caressant la joue puis posant mes lèvres délicatement sur les siennes. - On est des cas sociaux. On n’est incapables de se délaisser de nos responsabilités pour nous occuper de notre personne. - Ah non ! Tu sais tout depuis que j’ai 16 ans. J’ai dû attendre la veille du jour de mon départ, presque 7 ans après, la veille de mon départ pour New York pour que tu puisses dire ce que tu as enfin dans le cœur. On reste un moment comme ça, dans les bras l’un de l’autre. Je m’y sens enfin en sécurité. A l’abris. Au chaud. - Il vaudrait mieux que tu rentres maintenant, me dit-il sans pour autant me laisser une chance de partir. - Pourquoi tu ne monterais pas ? lui proposai-je séductrice. - Si je monte avec toi, crois-moi, je ne te laisserai pas dormir et à mon avis, tu auras besoin de beaucoup d’énergie pour la route. Et vu la délicieuse odeur que tu dégages, tu rends les choses plus difficiles. - Quelle odeur ? demandai-je sans comprendre. Je me sens les aisselles. Rien. Je sens le déodorant de ce matin. Il glousse. Il lève un sourcil provocateur. Je me sens toute chose. - Tu permets ? demanda-t-il en me montrant deux doigts. Je ne comprends rien mais je hoche tout de même la tête. Ses doigts sous mes fesses s’insinuent sous mon short puis sous ma culotte. Je me tends irrémédiablement. Qu’est-ce qu’il fait ? Sans me quitter des yeux, il passe par-dessus ma féminité, je gémis et serre mes bras autour de son cou. J’ai dû mal à respirer. Ses doigts sont magiques. Il passe entre mes lèvres cachées appuyant délicatement sur ma boule de nerfs. J’en peux plus. J’en veux plus. Je referme les cuisses sur ses doigts agiles. Je respire fort par la bouche. Il retire ses doigts. Non… Il me fait descendre de ses bras. Mes jambes flageolent et peinent à tenir debout. Il me tient par la hanche pour ne pas que je m’effondre. Lentement, il lève ses deux doigts où brille un liquide. C’est moi ça ? - Je parle de cette magnifique odeur addictive. Je regarde ses doigts se diriger vers sa bouche. Il les s**e avidement comme un bonbon. - Mielleux. Sucré. Succulant. Comme toi. Il n’arrêtera donc jamais ses plaisanteries. Je ne sais plus où me mettre. Il me fait tant d’effets. Il a pu sentir mon excitation grandir pour lui. Gênée, je lui fais un câlin en cachant mon visage dans ses bras. Un câlin qu’il me rend avec tout autant force. - Ne rends pas les choses plus difficiles. Va te coucher, Rymocéros, avant que je ne fasse plus que goûter avec mes doigts. Je recule doucement. Je l’embrasse une dernière fois avant de lui souhaiter bonne nuit. Je préfère passer par la porte de derrière. Si Drew a pu me sentir de cette manière, alors comment vont réagir les autres ? Surtout Karl et son odorat surdéveloppé. Je me retourne pour sourire une dernière à l’origine de mes fantasmes puis je rentre finalement à la maison. Le réveil demain promet d’être dur.
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