Chapitre 08

4832 Mots
Précédemment J'aurais tellement voulu effacer sa douleur. Cathy est le genre de personne qui dont son humeur est contagieuse. Si elle est heureuse toute personne qui est avec elle l'est et au cas contraire aussi. Ce sont des frappes sur la porte qui m'extirpèrent de mes pensées Moi: oui? Elle s'ouvrît sur Fatou, une des aides ménagères Elle: Bonjour mesdames Moi: oui bonjour Fatou, que puis-je faire pour toi? Elle: en fait c'est votre mère qui m'a envoyé. Il y'a un homme qui demande après Cathy Cathy: moi? Elle: oui vous. Cheikh Ahmadou Bamba Diouf, il se nomme Je porte mon regard sur Cathy qui avait les yeux grandement ouverte et la bouche bée Moi: Qu'est-ce que Bamba est venu faire ici? Elle: je ne saurais te le dire... Hey guys✨ Désolé pour cette longue absence mes amisloves ALYSSA MARIANNE KANOUTÉ Cathy faisait les cent pas depuis que Fatou était partie après nous avoir annoncé la visite de Bamba. Je me demandais ce qui l'amenait. J'espérais juste que ce n'était pas pour encore une fois lui servir des excuses bidon comme il en avait l'habitude. Cathy : Franchement, je ne sais pas quoi faire ! Moi : Va lui parler et écoute ce qu'il a à te dire. Elle : Tu penses ? Moi : Bien sûr ! Tu ne vas tout de même pas le laisser planté là. Elle : D'accord. Moi : Mais avant, va prendre une douche. Tu ne peux pas sortir comme ça. Elle : Tu as raison. Après qu'elle eut rejoint la salle de bain, une bouffée de chaleur m'envahit. Mes mains et mes jambes se mirent à trembler. Ma vision devint floue, et j'avais l'impression que les meubles n'étaient plus posés au sol. Ma respiration était saccadée. Je me levai du lit avec peine et réussis à ouvrir les volets car j'étouffais. En fermant les yeux, je ne voyais que le visage d'Anissa en larmes le jour où elle avait appris pour le mariage de Daouda. Je portai ma main à ma poitrine pour essayer de calmer mon cœur qui battait à tout rompre. Aucun son ne sortait de ma bouche. Je voyais Cathy s'approcher de moi, mais je n'arrivais pas à bien la distinguer. Ce n'est que lorsqu'elle posa ses mains sur moi que je revins à la réalité. Cathy : Alyssa, que se passe-t-il ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi est-ce que tu pleures ? Je touchai mon visage et sentis les larmes couler. Moi : Je... je... Je n'arrivais pas à bien parler car je peinais à retrouver mon souffle. Elle : Prends de l'eau. Elle me tendit un verre que je bus d'une seule traite. Elle : Ça va mieux maintenant ? Moi : Oui, merci. Elle : Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Moi : Je ne sais même pas. Elle : C'est la première fois que ça t'arrive ? Moi : Oui. Ne t'inquiète pas, je pense que c'est à cause de la chaleur. Elle : Sûre ? Moi : Certainement. Ne t'en fais pas, je vais bien. Elle : Hmm, si tu le dis. Moi : On va aller voir Bamba ? Elle : Oui, allons-y. Quand nous entrâmes dans le salon, nous le trouvâmes en train de discuter avec maman comme deux vieux amis. Bamba est une personne très mature, le genre avec qui on tire toujours profit en discutant car il est aussi très instruit. Nous : Bonjour. Lui : Alaykum salam. Comment allez-vous ? Nous : Ça va bien ! Et toi ? Lui : Je vais bien, Alhamdoulillah ! Nous prîmes place. J'étais assise à côté de maman, et Cathy était à mes côtés, face à lui. Maman : Alyssa, laissons-les discuter. Bamba : Non, ma tante, restez ! Cette discussion vous concerne aussi. Elle : Ah d'accord, je vois. Lui : En fait, hier, j'ai longuement discuté avec mes parents. Cathy et moi, cela fait quelques années que nous sommes ensemble, et je trouve qu'en tant qu'adultes, il n'est pas respectueux de passer autant de temps sans officialiser notre relation devant Dieu et les hommes. Alors aujourd'hui, je suis venu vous demander la main de votre nièce Ndéye Cathy, avec votre permission, ma tante. Nous viendrions, in shaa Allah, dans la semaine en compagnie de mes parents. J'étais à la fois choquée et heureuse pour elle. Je ne m'attendais pas à une telle décision aussi soudaine de sa part. Je regardai Cathy, mais son visage n'exprimait rien. Je ne savais pas si elle était surprise ou contente, elle le fixait seulement. Maman : Ah ! Mais c'est une très bonne nouvelle ça ! Je... Cathy : Qu'est-ce que tu essayes de prouver ? Lui : Pardon ? Elle : Tu es venu ici sans en informer tes parents pour me montrer que tu es capable de prendre des décisions par toi-même ? Lui : Je... Elle : Cheikh Ahmadou Bamba, khamngua lane la daffa doyyy! (Tu sais quoi? Ça suffit !) La patience a ses limites et chaque jour qui passe, tu me fais souffrir ! Que feront-ils le jour où ils découvriront la femme que tu leur as amenée ? Lui : Je leur ai déjà parlé de toi. Elle resta silencieuse un moment avant de dire : Elle : Alors qu'attendent-ils de moi ? Que je me voile avant de venir chez vous ? Que je change de personnalité ? Que je porte un masque pour pouvoir vivre avec vous ? Lui : Non, rien de tel ! Ils s'attendent juste à ce que tu sois toi-même. J'étais tellement contente de ce que Bamba venait de dire que je sautai sur Cathy en criant ! Elle se mit à pleurer. Maman me suivit dans mon délire en applaudissant. Moi : Bamba va épouser Cathy ! Bamba va épouser Cathy ! Bamba, Bamba, Bamba va épouser Cathy ! Il se leva et la prit dans ses bras. Ils étaient tellement mignons que j'eus les larmes aux yeux. Il faut avouer que l'amour est vraiment quelque chose de fou. Il n'y a rien de plus beau que d'aimer quelqu'un qui vous aime en retour. Parfois, je souhaite ressentir ce sentiment, mais je me ressaisis vite en repensant à ma meilleure amie et à comment elle a fini après avoir aimé la mauvaise personne. C'est la voix de maman, me demandant de les laisser seuls, qui m'extirpa de mes pensées. Ensemble, nous allâmes dans le jardin. Elle : J'y crois pas ! C'est... c'est incroyable ! Ma petite fille va vraiment se marier ? Moi : J'ai l'impression d'être dans un rêve. Elle : Attends que j'appelle ses parents pour les prévenir. Moi : Maman, toi aussi, tu ne peux pas laisser Cathy s'en charger ? Elle : Tu sais bien que Cathy ne le fera pas comme il se doit ! Maty et moi avons toujours attendu ce moment où vous alliez vous marier ! Ce jour est enfin arrivé, alors on ne va rien laisser passer ! La fête sera grandiose, même si elle ne dure qu'une semaine, sou sobbei Yallah (si Dieu le veut) ! Moi : Hmm... Sache juste que la famille de Bamba n'est pas comme la nôtre. Elle : Comment ça ? Moi : Ce sont des gens très pieux, qui n'aiment pas les festivités ni le gaspillage. Elle : Ça, c'est leur affaire ! La fête aura lieu ici et elle sera grandiose, avec henné time, sabar (danse traditionnelle), enterrement de vie de jeune fille, fête en soirée, réception... et tout ce qu'on peut imaginer ! Moi : Ne créez pas de problèmes entre elle et sa belle-famille en voulant satisfaire vos désirs. Elle : Alyssa, ne nous embête pas avec ça ! Tu es vraiment trop insupportable, dit-elle en se levant puis en partant. Je sais très bien de quoi je parle ! Si Cathy ne s'oppose pas fermement à ce que le mariage se fasse de manière sobre, elle en paiera les pots cassés. On est au Sénégal, et maintenant, les médias racontent tout et n'importe quoi ! Ils seront capables de nuire à la réputation de l'imam Diouf à cause des événements que les mamans veulent organiser. En parlant du loup, je la vois venir avec un visage un peu triste. On dirait qu'elle n'est pas heureuse. Moi : Qu'est-ce qui ne va pas ? demandai-je alors qu'elle s'asseyait en face de moi. Elle : Non, rien. Moi : Tu n'es pas heureuse ? Elle : Si, bien sûr. Moi : Alors pourquoi cette mine ? Elle : J'ai peur, Alyssa. Moi : Peur de quoi ? Elle : D'être rejetée au final. Moi : Ma chérie, dis-je en prenant sa main, le Bamba que j'ai vu tout à l'heure est un Bamba amoureux, prêt à tout pour toi ! Il a tenu tête à ses parents pour toi, alors n'aie pas peur. Elle : Ce n'est pas ça... Moi : Dis-moi. Elle : J'ai fait une erreur, une très grosse erreur. Moi : Cathy, arrête de tourner autour du pot et dis-moi ce qui te tracasse. Elle : Je ne suis plus... vierge. Moi : Quoi ? Comment ça ? Elle : Après notre séparation, j'étais au plus bas. Rien n'allait plus dans ma vie. Je ne savais plus ce que je faisais. Un jour, j'ai rencontré un gars qui lui ressemblait beaucoup, je le voyais trop en lui ! Et j'ai commis l'irréparable avec lui... Maintenant, je ne sais plus quoi faire. Bamba tient trop à ce qu'une femme soit chaste. Moi : . Je sais que ce ne sera pas facile, mais tu dois essayer de lui en parler. Elle : Jamais... jamais il ne me comprendra. Moi : Cathy, si tu ne le fais pas, tôt ou tard, il le saura le jour de votre nuit de noces, et le connaissant, il pourrait très mal réagir. Elle : J'ai pensé à faire quelque chose. Moi : Comme quoi ? Elle : Tu te rappelles de ma copine de Ouest-Foire, Yacine Cissé ? Elle m'avait parlé d'une de ses cousines qui pratique l'implantation d'hymen. Je... Moi : Tu oses vraiment mêler Yacine à tes affaires personnelles ? Cette petite peste doublée de menteuse ? Elle : Mais je n'ai pas le choix. Moi : Bien sûr que si, tu as le choix ! Cathy, Bamba est censé devenir ton mari, et un mariage ne doit pas se baser sur des mensonges. Peu importe la dureté de la vérité, tu dois avoir le courage de lui dire. Elle : Il ne voudra plus de moi. Moi : S'il ne veut plus de toi, c'est qu'il n'était pas le bon. Il n'est pas le seul homme dans ce monde. Mets-toi ça dans la tête. Ne cherche pas à lui plaire au point de te perdre. Elle : Tu ne peux pas comprendre parce que tu ne connais rien à l'amour. Moi : Certes, mais en voulant lui plaire, tu finiras par te perdre. Elle : Ce n'est pas juste pour lui, mais aussi pour ma mère. Tous ses espoirs reposent sur moi. Je ne peux pas lui faire honte devant tout le monde. Moi : Cathy, ne dis pas que je ne t'avais pas prévenue. KHALIL DJIBRIL KANOUTÉ Toute la journée, je n'ai cessé de fixer la porte, espérant qu'elle s'ouvre enfin sur elle. Je n'ai pas eu le courage de l'appeler, par crainte de décevoir Zahra. Je m'étais promis de tourner la page sur Diariatou, mais je n'y arrive pas. Cela fait presque une semaine que je ne l'ai pas vue, elle n'est pas venue travailler. Personne ne sait ce qui la retient ! Mon envie de savoir ce qui se passe devient de plus en plus forte. Voyant qu'il était presque 18h, je rangeai mes affaires, pris mes clés, et partis. Au lieu de prendre la route de chez moi, mes mains, presque d'elles-mêmes, dirigèrent le volant vers l'opposé, en direction de Yeumbeul. Je ne savais pas exactement où elle habitait, mais un peu de recherche ne ferait pas de mal ! Après 1h30 de route à cause des embouteillages, j'arrivai finalement. Je descendis de ma voiture et commençai à montrer sa photo que j'avais capturée à partir de son profil w******p aux passants. La vingtième personne à qui je demandai finit par m'indiquer sa maison, à mon grand soulagement. C'était une maison très modeste, à peine de la taille de ma salle de bain. Elle n'était ni peinte ni carrelée ! À l'intérieur, il y avait du sable et elle était divisée en quatre appartements. Une dame, accompagnée de deux petites filles, était assise sur une natte, tandis qu'une autre, sur un banc, pilait de l'arachide dans un mortier. Moi : As-salamu alaykum. La dame : Wa alaykumu as-salam ! Comment ça va ? Moi : Ça va, merci ! Elle : Entrez, vous êtes le bienvenu ! Comment va la famille ? Moi : Tout le monde va bien, merci. Et vous ? Elle : Nous allons bien, par la grâce de Dieu. Moi : Merci. Je suis venu voir une personne qui habite ici, Diariatou Thiam. Elle : Ah, Diariatou, c'est ma nièce ! Elle est à l'intérieur, venez. Je toquai à la porte puis attendis quelques secondes avant qu'elle m'invite à entrer. Je la trouvai allongée sur un matelas dans une chambre qui ne contenait qu'une petite télévision, deux valises, et un coin avec quelques ustensiles de cuisine. Lorsqu'elle me vit, elle sursauta. Elle : Vous ? Moi : Cela fait presque une semaine que je ne t'ai pas vue, je devais bien venir savoir pourquoi tu es absente. Elle : Je suis désolée de ne pas vous avoir informé. Ma... ma mère est décédée lundi dernier. Moi : Je... je suis vraiment désolé pour toi ! Ses yeux se remplirent aussitôt de larmes. Je me retenais de la prendre dans mes bras. Elle : Merci. Moi : Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Elle : Je ne voulais pas te déranger. Moi : Tu sais bien que tu ne me déranges jamais ! Je t'ai dit que je suis là pour toi, Diariatou, peu importe le moment où tu as besoin de moi, fais-moi signe et je serai là. Elle : D'accord. Moi : Cela fait combien de temps que tu n'es pas sortie de cette chambre ? Elle : Je ne sais plus. Moi : Ça te dirait d'aller faire un tour ? Histoire de te changer les idées. Elle : D'accord ! Je vais me changer. Moi : Ok ! Je t'attends dehors. Je partis discuter avec la dame pendant qu'elle se préparait. Lorsqu'elle sortit, je fus ébloui par tant de beauté. Elle était éblouissante dans cette robe qui mettait en valeur ses formes généreuses, digne d'une vraie femme sénégalaise. Ses cheveux, qu'elle avait laissés détachés, tombaient sur ses épaules. Sans une touche de maquillage, elle était tout simplement magnifique ! La dame : Ah, ma belle nièce ! Tu es superbe ! Kanouté, vous êtes vraiment chanceux. Elle ne se montre jamais à personne, sauf à vous. Merci infiniment ! Moi : C'est rien, on se partage la chance ! Nous ne resterons pas longtemps. Elle : D'accord. La dame : Diariatou, il n'y a pas de repas ce soir à la maison. Avant qu'elle ne puisse répondre, je sortis deux billets de dix mille francs et les lui donnai. Elle fut tellement surprise qu'elle laissa échapper un cri. Elle se mit à me remercier, me couvrant d'éloges. Après quelques minutes, nous finîmes par sortir. Diariatou : Désolée pour le comportement de ma tante. Moi : Ne t'inquiète pas, ça ne me dérange pas. Nous rejoignîmes ma voiture. Moi : Où voudrais-tu aller ? Elle : À la mer. Moi : D'accord. Le trajet jusqu'à la plage de la corniche se déroula dans un silence chargé de non-dits. De temps à autre, je la regardais discrètement. Elle paraissait absorbée, comme plongée dans un tourbillon de pensées. Une fois sur place, nous nous installâmes sur le sable, face à l'immensité de la mer. Moi : Ça va ? Elle : Oui, ça m'a fait du bien de sortir. Merci. Moi : C'est normal. Elle : Je peux te poser une question ? Moi : Je t'écoute. Elle : Pourquoi es-tu venu me voir ? Moi : Je ne sais pas... Mes pas ont suivi mon cœur. Elle : Je ne comprends pas. Moi : J'ai essayé de lutter, de toutes mes forces, mais je n'y arrive plus. Jour et nuit, ton visage me poursuit. Quand je ferme les yeux, c'est toi que je vois, et même en regardant ma propre femme, c'est ton image qui me hante. Diariatou, tu es en moi, et c'est plus fort que moi. Elle : Je... je ne veux pas tout gâcher avec ta femme. Moi : Alors, toi aussi, tu ressens la même chose ? Elle acquiesça doucement, et en cet instant, mon cœur fit un bond avant de reprendre son rythme normal. Je pris aussitôt son visage entre mes mains, je plonge mes yeux dans les siens, ses lèvres pulpeuses m'attirait, je passa mon pouce dessus avant d'y poser ma bouche. Nous nous embrassâmes avec une intensité désespérée, comme si nos vies en dépendaient. C'était une sensation que je n'avais jamais connue auparavant, simplement incroyable. Mais notre moment fut brusquement interrompu par la sonnerie de mon téléphone. Le nom de Zahra s'affichait à l'écran. Je m'apprêtais à l'éteindre, mais Diariatou m'arrêta. Elle : Réponds-lui. Moi : Ça ne te dérange pas ? Elle : Non, pas du tout. Je finis par décrocher. Elle : Allô, mon cœur. Moi : Oui, mon amour. Ça va ? Elle : Oui, je vais bien ! Et toi ? Tu es où ? Tu n'as pas oublié notre dîner ce soir ? Moi : Oh, zut ! Excuse-moi, bébé, mais j'ai beaucoup de travail aujourd'hui. Je dois aller en réunion dans cinq minutes. Elle : Ah, d'accord ! Je comprends. Moi : Je suis vraiment désolé. Tu pourrais y aller avec les filles ou avec maman, si ça ne te dérange pas. Elle : Non, ne t'inquiète pas ! À tout à l'heure. Moi : D'accord. Bisou. Je raccrochai et me tournai vers Diariatou, qui me fixait avec un sourire énigmatique. Moi : Quoi ? Elle : Tu es vraiment un excellent menteur. Moi : C'est la chose que je déteste le plus lui faire, mais c'est plus fort que moi. Elle : Ne t'en fais pas. Moi : Où en étions-nous ? Elle, en riant : On risque de se faire attraper ! Allons plutôt dans la voiture... ou ailleurs. Moi : Tu es sûre ? Elle : Ce b****r a effacé toutes mes peines, alors j'aimerais aller plus loin. Moi : Diariatou, je sais que la tristesse ne t'a pas encore quittée. Ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter. Je ne veux pas profiter de la situation. Elle : Tu es le premier homme avec qui j'ai été, je te fais confiance. Promets-moi juste que tu m'épouseras après ça. Moi : Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais ma femme dès maintenant. Mais en tant qu'homme qui se respecte, je préfère te ramener chez toi... jusqu'à ce qu'on officialise. Elle : Comme tu veux. Elle semblait bouder, mais c'était sans doute la meilleure chose à faire. Je ne voulais pas qu'elle finisse par s'en vouloir. L'atmosphère étant tendue, je décidai de la ramener chez elle. Le trajet du retour se fit dans un silence lourd. En descendant de la voiture, elle m'adressa un simple "merci" avant de partir. Je la comprenais. Elle était un peu frustrée. Pour passer le temps, je suis allé dîner dans un restaurant, vu que j'avais menti à Zahra. Je suis rentré chez moi vers 1h du matin, pensant que tout le monde dormait, mais je trouvai mon père dans le salon qui suivait «esprit criminel » Moi : Salut, papa. Lui : Ah, jeune homme, ça va ? Moi : Oui, ça va ! Et toi ? Lui : Je vais bien aussi ! Tu viens de rentrer du travail ? Moi : Comme tu le vois, je suis épuisé. Lui : C'est bien, un homme doit se fatiguer dans le travail pour en récolter les fruits. Moi : C'est ça, ouais. Lui : Mais au fait, je voulais te parler de quelque chose depuis longtemps. Khalil, toi et ta femme, vous avez pensé à avoir un enfant ? Moi : Ce n'est pas encore dans nos projets. Lui : Comment ça, pas dans vos projets ? Moi : On n'est pas encore prêts. Lui : Vous n'êtes pas encore prêts ? Je te rappelle que ça fait quatre ans que vous êtes mariés. Moi : Et alors ? Ce n'est pas comme si c'était une éternité. Lui : Si ta femme n'est pas capable d'avoir un enfant, tu devrais en trouver une autre. Moi : Mais qu'est-ce que tu racontes là ? Un intellectuel comme toi, dire de telles bêtises... Lui : KHALIL ! Moi : Y'A PAS DE "KHALIL" QUI TIENNE ! ON EN A MARRE, PAPA ! Ma mère, suivie par ma femme, Alyssa, et Cathy, arriva en demandant ce qui se passait. Moi : J'EN AI MARRE QUE TON MARI VEUILLE CONTRÔLER MA VIE ! LE FAIT QU'ON AIT UN ENFANT OU NON, ÇA NE VOUS REGARDE PAS ! LAISSEZ MA FEMME TRANQUILLE ! TU L'AS TROP FATIGUÉE ! ET ON COMMENCE À EN AVOIR ASSEZ ! JE NE VOUS LAISSERAI PLUS LUI DIRE DU MAL! QUE ÇA SOIT TRÈS CLAIR Sans attendre sa réponse, je prends la main de Zahra et la tire pour que nous rejoignions notre chambre. Elle : Khalil, tu me fais mal ! Je lâche immédiatement son bras en voyant qu'elle commençait à rougir. Moi : Je... je suis désolé. Elle : Pourquoi es-tu dans cet état ? Moi : Je ne sais pas... S'il te plaît, serre-moi dans tes bras. Elle se blottit contre moi, posant sa tête sur mon torse. Elle : Calme-toi. Moi : Pardonne-moi. Elle : C'est à moi de m'excuser... J'aurais tant voulu te donner un enfant. Moi : Hey, regarde-moi, dis-je en relevant doucement son visage. Ça ne me dérange absolument pas que nous ayons un enfant ou non, car c'est un don divin. On ne peut pas forcer les choses. Ça arrivera quand ce sera le moment. D'accord ? Elle : Hm... Moi : Ne t'en fais pas pour ça. Elle: tu as mangé! Moi: oui! Va te coucher. Je vais aller prendre une douche Elle: ok Après avoir pris une bonne douche, je partis me coucher. Et Morphée ne tarda pas à me prendre dans ses bras NDEYE CATHY DIOP Moi : Ioe dall, tu ne changeras jamais. Il faut toujours que tu fasses attendre les gens. Elle : Non, en fait, tu as de la chance que j'étais de bonne humeur hier et que j'ai accepté de te rencontrer à 10h du matin. Personne ne peut me faire réveiller à une heure pareille ! Moi : Yacine, t'es pathétique. Elle : Je vais commander à manger ! Et c'est toi qui paies. Moi : Je n'ai pas le temps pour ça, je dois aller faire des courses. Elle : Et ça me concerne comment ? Moi, j'ai faim ! Avant de faire quoi que ce soit, je dois d'abord me remplir le ventre. Elle fit signe à un serveur et commanda un tas de choses, bien plus qu'elle ne pourrait manger, juste pour m'agacer. Alyssa m'a pourtant mise en garde, mais je n'ai pas le choix. La nuit dernière, ma mère et ma tante n'ont cessé de parler des préparatifs pour le mariage, et ça me stresse profondément. Je ne veux pas les humilier devant ma belle-famille. Tout le monde pense déjà que je suis une traînée, et je ne veux pas qu'ils continuent à avoir cette image de moi. La voix de Yacine me sortit de mes pensées. Moi : Hein ? Elle : Qu'est-ce qui était si important que tu ne pouvais pas me le dire au téléphone ? Moi : D'abord, je veux que cette conversation reste entre toi et moi. C'est clair ? Elle : Tu me prends pour une commère ? Moi : Yacine, on se connaît ! Tu ne gardes jamais ta langue dans ta poche. Elle : Quand je le veux, oui. Moi : De toute façon, je te tiens quelque part aussi. Donc, si tu ne gardes pas ta bouche fermée, on tombera toutes les deux. Elle : Qu'est-ce que tu insinues par là ? Moi : Yacine, fatei khadiou fi! Kham ngua, khamna. Elle : Qu'est-ce que tu veux ? Moi : Je veux que tu me donnes le numéro de ta cousine qui fait les implantations d'hymen. Elle : *rire* Ah bah dis donc ! C'est une surprise, ça. Moi : Donne-le-moi et qu'on en finisse. Elle prit mon téléphone et y ajouta le numéro. Moi : Merci. Que ça reste entre toi, moi, et le Seigneur. Elle : D'accord. Moi : Je vais payer ce que tu as commandé à la caisse. Bonne journée. Je contacterai la dame une fois la date du mariage fixée. Aujourd'hui, les parents de Bamba viendront à la maison. C'est pourquoi je dois aller au marché pour acheter les provisions nécessaires aux amuse-bouches de ce soir. Je suis partie au marché Kermel pour acheter des légumes frais, puis j'ai terminé au supermarché exclusif pour les boissons et autres nécessités. Il était environ 13h lorsque je suis rentrée à la maison. À ma grande surprise, j'y ai trouvé mes parents. L'émotion m'a submergée au point que les larmes ont commencé à couler. Ces retrouvailles étaient un moment de pure émotion. Après cela, avec Alyssa et l'aide des aides ménagères, nous nous sommes activées à la préparation. À 17h, tout était prêt, y compris la décoration. Je suis allée me doucher puis j'ai enfilé une taille basse digne de l'occasion. Nous nous sommes ensuite installées dans ma chambre avec Alyssa, en attendant leur arrivée. Elle, en riant : Relax, girl. Moi : Je suis tellement stressée. Elle : Pas besoin de le dire, ça se voit déjà. T'inquiète pas, tout ira bien. Moi : Je l'espère bien ! Soudain, un bruit de voiture se fit entendre. Alyssa se leva pour aller vérifier. Elle : Ce sont eux ! Moi : Tu jures ? Je me suis précipitée vers le balcon. Là, je vis deux personnes âgées, les deux frères de Bamba, lui-même, ainsi que Falilou. Je me demandais où était Mansour. Moi : On descend ? Elle : Bien sûr. Lorsque nous descendîmes, nous les trouvâmes déjà installés dans le salon, en compagnie de mes parents. Nous : As salam alaykum. Je posai mon regard sur mon homme, impeccablement vêtu de sa tenue traditionnelle qui lui allait, comme toujours, à merveille. Eux : Wa alaykum salam. Pa Djibril : Voici mes filles. Voici Ndéye Cathy, et l'autre, c'est Alyssa. Imam Diouf : "Ah, je vois ! Comment allez-vous ?" Nous : Ça va bien, merci ! Maman Marianne nous demanda d'aller chercher les rafraîchissements et les amuse-bouches. Lorsque nous revînmes, nous les servîmes avant de prendre place. Imam Diouf : Djibril, Ahmed, mesdames, nous vous remercions pour votre accueil. Aujourd'hui, je suis accompagné de mon ami Abubakar, pour demander la main de votre fille, Ndéye Cathy Diop, pour mon fils, Cheikh Ahmadou Bamba Diouf, ici présent. Rien n'est plus noble en Islam que l'union de deux âmes qui s'aiment. C'est ce qui nous amène chez vous aujourd'hui. Pa Ahmed : Ah, c'est un grand honneur et une fierté pour nous, Imam, de vous donner la main de notre fille. Imam Diouf : Alhamdoulillah ! On dit qu'il ne faut jamais retarder les bonnes choses, c'est pourquoi nous avons apporté des dattes pour sceller le mariage aujourd'hui même. Maman Marianne, surprise : Quoi ? Aujourd'hui ? Imam Diouf : Cela vous pose-t-il un problème ? Maman Maty : En fait, nous avions prévu d'organiser une fête pour notre fille, afin que toute la famille puisse y assister. Imam Diouf : Je suis désolé de vous le dire, mesdames, mais chez nous, cela ne se passe pas ainsi. Tout l'argent que vous souhaitez dépenser pour la fête, donnez-leur. Ils pourront en faire une omra. Maman Maty : Je comprends, Imam ! Mais Cathy est mon unique enfant. J'attends ce jour depuis si longtemps. Accordez-nous simplement l'occasion de lui organiser une petite fête. Pa Ahmed, en riant : Imam, laissez les dames faire cela. Imam Diouf, après un instant de réflexion : D'accord ! Mais le mariage se scellera ici et aujourd'hui, quoi qu'il en soit. Pa Ahmed : Très bien, aucun problème avec cela. Comme prévu, mon mariage avec l'homme que j'aime a été scellé. En ce jour, je suis devenue Madame Diouf, devant Dieu et les hommes. Votez et commentez😇
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