– Je ne m’en souviens pas. – Ah ! vous me trompez, maître Pierre ! Ils ont dit de moi en particulier que j’avais tort de faire la princesse, car on savait bien mon histoire. – Cela est vrai, dit Pierre en rougissant. – Mais je voudrais la savoir, moi, mon histoire ! Voilà ce qui m’intéresse, et ce que jamais cette sotte de Julie n’a voulu dire à ma cousine ! Pierre était au supplice. L’histoire l’intéressait bien plus qu’Yseult. Que n’eut-il pas donné pour savoir la vérité ! L’occasion se présentait enfin de la connaître d’après les réponses de mademoiselle de Villepreux, ou de la deviner d’après sa contenance ; mais il lui semblait qu’en articulant le fait il laisserait voir l’agitation de son cœur, et que son secret viendrait sur ses lèvres ou dans ses yeux. Enfin il prit son parti a


