Chapitre XVIII-2

1911 Mots

Pierre écoutait les paroles d’Yseult résonner à ses oreilles comme de la musique. Les éloges qu’elle donnait à son ami et les expressions dont elle se servait lui semblaient sortir d’un rêve. Il ne songeait plus à voir en elle que la femme de goût et d’intelligence, dont la retraite studieuse l’avait rempli d’enthousiasme avant qu’il vît sa personne. Pendant qu’elle parlait à son père, il avait osé la regarder ; et il la trouvait, dans ce moment, aussi belle qu’il l’avait imaginée. C’est qu’elle parlait avec animation des choses qui remplissaient le cœur et la pensée de l’Ami-du-trait et de l’ami du Corinthien. Il la semait son égale, tant qu’il la voyait sous cette face d’artiste. – Nous pouvons donc être quelque chose à ses yeux, pensait-il ; et si elle a la misérable pensée de mépriser

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