XVIIILes invités de Mme de Prauzelles furent reçus dans la salle des Danses, le surlendemain. Comme l’avait dit Sigrid, on fit de la musique. M. Vorenef accompagna au piano le violon de Wilfrid, Aurore chanta, accompagnée par son mari, seule d’abord puis en un duo avec Melchior qui était un assez bon baryton. Seule, la maîtresse du logis refusa de faire entendre sa voix. Celle-ci était fatiguée, déclara-t-elle. Mais elle joua la partie de piano avec Wilfrid et Melchior dans un trio de Beethoven qui clôtura ce petit concert. – C’est tout à fait charmant ! s’écria avec enthousiasme Mme Vorenef, quand chacun prit place pour le thé dont les domestiques venaient d’apporter les éléments. Quelle délicieuse après-midi ! Je suis folle de musique ! Monsieur de Somers, vous êtes mieux qu’un amateur.


