Chapitre 4 : Des nuits dans un loft
Le lendemain matin après leur b****r sous la pluie, Élena se sentit submergée par une vague d'émotions contradictoires. Elle avait toujours été maîtresse d’elle-même, gardant ses relations superficielles et mesurées. Mais avec Ryan, tout semblait différent. Tout était plus intense, plus déstabilisant. Elle savait qu’elle s’aventurait sur un terrain dangereux, mais l’attirance irrésistible qu’elle ressentait pour lui était plus forte que ses réticences.
Hier, après l'avoir déposé devant son immeuble, il avait demandé à avoir son numéro de téléphone. Elle n'avait pas refusé même si une part d'elle-même continuait à s'opposer à une potentiel liaison avec lui. Était-elle prête à figurer dans les journaux en tant que la nouvelle maîtresse de Ryan Amstrong ?
Puis après avoir insisté pour l'accompagner jusqu'à sa porte, il avait demandé : "me laisserais-tu entrer pour me réchauffer?". L'idée avait été alléchante, surtout qu'il l'avait ponctué d'un sourire séducteur. Mais joueuse, elle avait répondu "non" avant de lui claquer gentiment mais sèchement la porte au nez. À travers la paroi, elle l'avait entendu rire puis s'éloigner.
Ce matin là alors qu'elle était entrain de monter lire le dossier de la veille devant une tasse de café, son téléphone vibra. C'était un numéro inconnu mais elle devina aisément qui c'était.
– Maître Olson à l'appareil. Que puis-je faire pour vous ?
– Ne joue pas à ça beauté, ricana une voix grave à l'autre bout du fil.
Elle reprima un gloussement et tâcha de garder son sérieux.
– Oh, monsieur Amstrong. Comment allez-vous ?
– Bien maintenant que j'entends ta voix.
– Vous m'en voyez ravie.
– Et si tu arrêtais de me vouvoyer ?
– Je vais essayer.
– Que fais-tu ce matin ?
– Ce ne sont pas vo... tes affaires, se rattrapa-t-elle.
– Toujours aussi méfiante. Je t'invite à prendre un café.
– Non merci, j'en ai déjà un bien chaud devant moi.
Un rire franc accueilli sa réplique.
– Tu ne comptes pas me faciliter la tâche n'est-ce-pas ?
– Évidemment que non. Bien que séduite, je préfère garder un certain contrôle sur la situation.
— Vous êtes séduite par mes charmes naturels ? C'est déjà un bon point pour moi et un bon début.
– Je parle sérieusement ! Ce n'est pas parce qu'on s'est embrassés que... que...
– Que quoi ?
– Laisse tomber.
– Viens déjeuner avec moi, il insista.
– Non ! En plus je suis occupée ce matin !
– Dînons alors.
Elle soupira fortement. Il n'allait pas la laisser tranquille tant qu'il n'aurait pas obtenu un oui de sa part, c'était évident. C'était à la fois agaçant et mignon.
– Ok pour le dîner, elle accepta finalement.
– Dix-neuf heures ?
– Ça me convient parfaitement. Et où ?
Il lui proposa de la retrouver dans un endroit un peu plus intime, son loft dans le quartier de Brooklyn, un lieu qui, selon lui, incarnait son âme créative. Intriguée, Élena accepta. Elle avait hâte de découvrir son univers personnel.
Le soir venu, elle prit un bon bain moussant. Une fois propre, elle enfila un string noir, une robe pull marron assez courte sous laquelle elle n'arborait aucun soutien-gorge, puis enfin des bottes noires plutôt sexy. Oui elle avait sorti le grand jeu côté vestimentaire. Toute fois elle resta sage au niveau du maquillage. Une fois sa chevelure attachée en queue de cheval haute, elle attrapa son sac et ses clés.
Le loft de Ryan était un grand espace ouvert avec une baie vitrée géante donnant sur la ville. Le style était à la fois moderne et industriel. Les murs étaient recouverts de photographies en noir et blanc, de paysages urbains, de portraits bruts et authentiques, capturés par l’œil de Ryan. Il y avait quelque chose de magnétique dans cet endroit, quelque chose de profondément personnel qui intriguait Élena. Tout ici semblait vibrer d’une énergie artistique pure, et elle se sentait immédiatement à l’aise, comme si elle avait été invitée à pénétrer dans un monde secret.
Après qu'ils aient dévoré le dîner excellemment cuisiné par Ryan, elle s'approcha des photos pour mieux les observer.
— C’est… magnifique ici , dit-elle en se promenant parmi les œuvres exposées.
Ryan se tenait un peu en retrait, observant sa réaction avec une certaine fierté. "C'est toi qui est magnifique" faillit-il répliquer tout en s'appuyant contre une colonne en bois. La regarder marcher sur ces bottes était un spectacle qui en valait le coup.
— Merci. Chaque photo ici raconte une histoire, mais je crois que certaines choses sont mieux vécues que décrites.
Il s’approcha d’Élena, se glissant derrière elle pour lui murmurer à l’oreille.
— Ce que je préfère, c’est capturer la vérité derrière les apparences. Chaque image est une invitation à voir au-delà des surfaces.
Elle tourna lentement la tête, croisant son regard. Il n’y avait plus de distance entre eux, plus de barrière. Une tension palpable flottait dans l’air, et Élena sentit son corps réagir instinctivement. Elle s’approcha un peu plus, ses lèvres effleurant presque les siennes.
— Et toi, Ryan ? Qui es-tu, au-delà de cette image de photographe séduisant ? demanda-t-elle, sa voix plus douce, presque incertaine.
Il la saisit doucement par la taille tout en lui caressant la mâchoire, ses mains brûlantes contre sa peau.
— Je ne suis qu’un homme, Élena. Un homme qui sait qu’il veut… ce moment.
Leurs lèvres se frôlèrent à nouveau, cette fois plus longtemps, plus intensément, jusqu’à ce qu’ils cèdent à la tentation. Leurs corps se collèrent l’un contre l’autre, brûlants et impatients. L’étreinte se fit plus pressante, plus désireuse, jusqu’à ce que la tension accumulée entre eux explose. Ce fut encore plus passionné que la veille.
C'était désormais impossible de se retenir. Ryan la guida sans un mot vers le canapé, où ils se laissèrent tomber. La surplombant et sans cesser de l'embrasser passionnément, il commença à caresser sa cuisse au niveau de la cuisse. Puis il remonta ses doigts jusqu'en dessous de sa robe. Il chatouilla érotiquement la peau de sa hanche, là où se trouvait la fine corde de son string. Élena n'était plus que gémissements alors que ça venait à peine de commencer.
– Je peux ?
– Tu es vraiment entrain de me demander ma permission là alors que je te l'ai accordée ? gémit-elle entre l'amusement et de l'agacement.
– C'est tout ce que je voulais entendre mon cœur.
Il sourit contre ses lèvres avant de retrouver son sérieux. Il osa aventurer ses longs doigts vers sa féminité ruisselante tout en dévorant sa bouche pulpeuses avec adoration. Chaque b****r semblait effacer les doutes d’Élena, chaque toucher la plongeait un peu plus dans le tourbillon de leurs désirs. Mais, au fond d’elle, une petite voix lui murmurait que ce moment n’était qu’un prélude, un passage obligé avant que la vérité ne fasse surface.
Mais ce doute ne l'empêcha pas de laisser Ryan la dénuder. Sensuellement il retira sa propre chemise sans arrêter de la fixer. Elle se sentit rougir jusqu'au orteils sous son regard de faucon dominant. Elle était habituée à ce que les hommes deviennent fou devant sa nudité. Sauf que Ryan la faisait sentir plus précieuse qu'aucun autre avant lui.
Lorsqu'il la pénétra enfin, elle s'accrocha à lui en poussant un gémissement silencieux. Ses ongles s'enfoncèrent dans la chair du dos musclé de son amant tandis qu'il démarrait de doux mouvements de coups de rien.
– Ry... Annh...
Un larme roula sur la joue de Élena tellement c'était grisant. Il l'essaya du bout du pouce tout en lui mordant la lèvre inférieure. La pièce fut remplie de leurs gémissements synchronisés.
– Dis-moi ce que tu veux que je te fasse.
– Vas juste plus vite.
Il ne se fit pas prier et accéléra la cadence pour le plus grand bonheur de la jeune femme.
Prise d'un excès d'audace, elle le renversa avec une force qu'il ne lui aurait jamais soupçonné. Ce geste lui arracha un rire bref qui fut stoppé net quand elle le replongea en elle telle une épée avant de se mettre à danser sensuellement sur lui. Les cheveux en pagaille et en sueur, il serra fortement les dents. Savait-elle à quel point elle le rendait fou ?
Il attrapa ses seins entre ses paumes chaudes et les tripota. Élena qui était sensible de là, se pencha vers lui. Alors qu'il soulevait son bassin pour accompagner les mouvements de son amante, il attrapa la pointe d'un sein entre ses lèvres et la suça amoureusement avant de passer à l'autre. Cela déclencha l'o*****e de la jeune femme. Ce fut si v*****t que Ryan dut arrêter ses coups de boutoir et se forcer à se retirer d'elle pour ne pas qu'elle tombe dans les pommes.
– Pardon, j'aurais dû t'attendre avant de..., dit-elle péniblement en reprenant ses esprits quelque peu.
– Chut..., lui intima-t-il doucement en admirant ses yeux brillants.
– Mais...
– J'aime te voir jouir.
– Et toi ? Tu n'as pas pu...
– Qui a dit que j'en avais fini avec toi ? lui dit-il avant de la soulever.
Surprise, elle poussa un petit cri tout en enserrant sa taille avec ses jambes fines. Il se mit en route vers sa chambre bien décidé à lui faire l'amour dans son lit et ce durant toute la nuit.