Depuis un an, il loge dans une chambre à mi-chemin entre l’Arno et la piazza Santa Croce, une chambre louée à un bijoutier qui tient boutique sur le Ponte Vecchio, une tradition familiale depuis que les Médicis ont chassé les marchands de poissons et les bouchers, dont les étals dégageaient une odeur insupportable. Qu’elle est belle cette ville, plus encore que Padoue, Pise et même Venise ! Mais s’il aime à se retrouver entre ces murs qui ont abrité tant d’artistes, il supporte mal l’omniprésence de la religion. Les églises carillonnent de jour comme de nuit, et c’est à longueur d’année d’interminables processions. La ville est envahie de prêtres et de moines qui ne tolèrent aucune incartade, qui traquent les couples infidèles et tous ceux qu’ils soupçonnent d’impiété, même s’il est de not


