Chapitre 21 Rodier-Barboni essayait de se frayer un chemin à travers les badauds. Bousculant les visiteurs, jouant des coudes et des mains pour avancer, il beuglait comme un forcené pour qu'on lui cède le passage. Il avait l'impression d'être au cœur d'un gigantesque cataclysme. Les gens hurlaient de colère, les poings se levaient, les injures fusaient de toutes parts. Les policiers et les vigiles essayaient vainement de contenir la foule, mais sans succès. La fureur était contagieuse, elle se propageait parmi les hommes et les femmes comme un poison volatil, les contaminant les uns après les autres. La situation devenait incontrôlable. Farriol avait réussi à s'éclipser sans difficulté : le petit tacot sombre posté derrière l'estrade l'avait ramené fissa au commissariat. Eugène réussit


