Chapitre 6 Hector jetait des coups d'œil inquiets à travers la vitre du fiacre. Assis sur la banquette de cuir face à Rose et Eugène, il se tenait droit comme un piquet, les lèvres pincées et les paupières agitées de tics nerveux. Les joues creuses, le teint blême et des cernes inquiétants ourlant ses yeux, il avait une mine épouvantable. La voiture fit une embardée et Volckringer sursauta violemment, comme piqué par une guêpe. Il colla vivement son nez contre le carreau et épia la rue au dehors d'un air halluciné. ― Hector, pourquoi ne nous dis-tu pas ce qui se passe ? s'impatienta Rodier-Barboni d'une voix qui trahissait son irritation. Le titan demeura silencieux et se contenta d'essuyer d'un revers de manche, la fenêtre couverte de buée. L'inspecteur commença à perdre patience. Cel


