Les deux jours qui avaient suivis sa capitulation, il les avait vécus comme un cauchemar sans fin. Il avait peur pour la jeune femme. En réalité, il était tellement inquiet qu'il n'en dormait pratiquement plus la nuit. Son sommeil n'avait plus rien de réparateur. À l'inverse, ses phases de somnolences avaient un côté destructeur. Il se réveillait encore plus épuisé que la veille, la tête pesante et l'esprit assailli d'images funestes où il voyait Rose se faire dévorer par Le Cannibale ou éventrer par Érèbe. Un autre que l'approche de la Tenue Macabre consumait était Émile Trufelly. Le journaliste semblait en proie aux mêmes cauchemars que Rodier-Barboni, car, chaque jour, il se présentait dans la chambre d'hôpital le teint plus blême, les yeux plus vides et des cernes de plus en plus marq


