XV Pendant la campagne d’AusterlitzAusterlitz allait être pour l’Empire ce que Marengo avait été pour le Consulat : une consolidation. Malgré les pompes du double couronnement, celui de France et celui d’Italie, Napoléon ne se sentait pas encore bien assis sur son trône impérial et royal. L’opinion restait incertaine sur les chances de durée du nouveau régime. Les libéraux regrettaient la République, et les royalistes les Bourbons. Si l’armée et le peuple montraient de la confiance dans l’étoile de l’empereur, la bourgeoisie parisienne était toujours assez frondeuse, et, dans le monde des affaires, on ne voyait pas sans une vive inquiétude l’hostilité de l’Angleterre, de l’Autriche, de la Russie, peut-être de la Prusse. Paris était triste. Le numéraire manquait. L’absence de la cour porta


